Un livre "de gare" acheté un peu au hasard et dont le début m'a beaucoup ennuyé. L'entrée en matière est assez maladroite, et on ressent notamment que l'auteur cherche souvent ses mots, on sent la fiction.
Cependant si on pousse un peu plus loin, on finit par se laisser séduire par les lettres confession de cette mère qui tente de comprendre mais aussi de guérir. On le sait Kevin a commis un massacre à la Colombine, ce qu'on sait moins c'est que tout, depuis le début, laissait présager ce pire. Cette mère à travers les lettres qu'elle adresse au père de Kevin, nous dévoile petit à petit tous les éléments qui mènent à l'horreur finale.
Malgré quelques longueurs, on se laisse facilement entrainer dans cette quête du pourquoi, de la reconstruction mais aussi du pardon. Ce roman soulève aussi foule de questions quant au quotidien de l'entourage d'un criminel et du poids de la culpabilité qui repose sur eux.
Les dernières pages sont juste horribles, un véritable upercut. Jamais je n'avais tant souffert de passer à la ligne suivante...Tout simplement effrayant. Ames sensibles s'abstenir !


Lionel Shriver, Il Faut qu'on parle de Kevin