C'est l'histoire d'un roman qu'on lit parce qu'on aime Gavalda, le style Gavalda et les histoires Gavalda. C'est l'histoire d'un livre qui aurait pu être bien et qui, même si loin d'être mauvais, laisse le goût amer de la déception. J'ai longuement hésité à publier la critique de ce livre, préférant vous faire partager le plaisir d'une lecture qu'un désamour, et pourtant je ne pouvais pas passer à côté de çà.
Inconsolable de la perte de son style et notamment de son sujet. Un bel exemple de la forme qui dessert le fond.
On s'essouffle à la lecture de paragraphes qui n'en finissent pas de s'enchainer virgules aidant et sans mention du sujet, au point que les apparitions des rares dialogues deviennent bénédictions. Pour l'exemple : maudit les passages complètement inutiles sur la Russie, sauta même quelques pages d'ennui, se força à continuer par goût du souvenir de l'auteur, soupira de nombreuses fois... sur des pages et des pages.
Les dernières centaines sont vraiment bien et ajoutent à la déception de ne pas en avoir eu plus, des pages comme çà.
Pour conclure si vous devez découvrir Gavalda, et je vous y encourage vivement, ne commencez pas par ce roman qui pourrait vous laisser froid et préférez lui un autre de ses écrits.
Si vous êtes déjà conquis, lisez bien sûr vous ne pourrez sûrement pas résister à l'envie mais soyez prévenu ne vous attendez pas à la magie habituelle de cette auteur.



Anna Gavalda, La Consolante