Perdre une Plume

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mardi 9 mars 2010

S'il fallait en rire...

Après trois jours de semi-coma migraineux à essayer de boire le moins possible juste pour ne pas avoir à se lever et faire 3 mètres s'en soulager.

Après trois jours sous cocktail : triptan pour essayer de lutter, herbe pour pouvoir dormir (oui vous avez bien lu) et anti-inflammatoires au petit bonheur la chance...

Après trois jours de langue collée au palais, une nuque en béton armé, une gorge serrée, du mal à avaler, juste envie de pleurer si seulement ce n'était pas pire de se laisser aller, des engourdissements flippants, des suées et puis non finalement des sueurs froides, des nausées mais rien à gerber.

Après trois jours dans le noir, à ne même pas supporter le bruit de son propre coeur. Trois jours et trois nuits à vouloir que çà s'arrête, les battements de coeur aussi, rien à foutre... et merde vouloir juste du noir, du vide et l'oubli. L'oubli de soi, de la douleur et de son corps qui hurle si fort, toutes sirènes dehors mais qui ne résonnent nul part, une alarme pour rien.

Après trois jours et la gueule en vrac, les jambes qui portent à peine, la bouche sèche et un corps juste fatigué, j'arrive encore à en rire.

Parce qu'après tout il ne reste plus qu'à en rire des gueules enfarinées en blouse blanche, qui doivent avoir pris médecine seconde langue et qui te serinent que tout çà c'est dans ta tête ! Des petites pilules magiques et on en parle plus, tu n'auras même plus envie de te plaindre de toute façon !

Mais plus envie de rire non plus...

Alors je rie, oui je rie. Mais ma douleur et moi, que vous croyiez la comprendre ou pas, on vous surplombe, on vous écrase dans votre ignorance répugnante, on en a marre de jouer les rats de laboratoire pour vos curiosités malsaines et vos théories pas établies. On vous emmerde du haut de notre souffrance pour votre compatissance feinte, votre incrédulité ou votre incompréhension, on a juste rien à foutre de vos états d'âme de médecin à la bien-pensance bien mal acquise !

Alors à défaut d'autre chose, laissez moi en rire.

vendredi 5 février 2010

Plagiat

Que l'on ait pas d'imagination, pas le goût des mots ou pas l'assurance de sa plume je peux le concevoir...

Que l'on s'approprie les mots de quelqu'un sans rien lui demander ni même le citer, là je ne comprends plus.

Deux de mes textes ont été maltraités, copiés-collés, écorchés... Deux textes qui viennent de moi, pas de la fiction, quelque chose d'intime ; j'en ai la nausée.

Mes bébés qui échouent sur des présentations de diverses pétasses skyblogesques, j'ai comme envie de mettre des baffes, de casser quelque dents... Malheureusement çà se cachent derrière des pseudos, des commentaires modérés et aucune adresse mail...

Alors je vais leur dire là, à ces voleuses virtuelles que mes mots elles les salissent, qu'elles ne les méritent pas puisqu'elles passent régulièrement ici comme on va au marché.

Copie-colle donc çà plutôt :

Tu peux les copier tant que tu veux, avec les yeux de l'envie, tu n'en seras pas quelqu'un de mieux, tu n'en seras pas quelqu'un tout court. Parce qu'être quelqu'un, de beau, d'intéressant, d'attirant, de riche, de ce que tu veux on s'en fout je ne veux même pas connaître tes valeurs, c'est déjà avoir ses avis, ses opinions et penser par soi-même.

En prenant ma voix, tu ne deviens que le pâle reflet de quelqu'un qui s'exprime, qui fait l'effort de se livrer, qui réalise un exercice hors de ta portée. Tu ne dévoiles que ta propre pauvreté.

Ton besoin de mettre des choses intéressantes en dessous de tes photos de webcam ne te rend pas spirituelle, n'arrive même pas à te donner la moindre inspiration. J'en serai presque triste si je n'étais pas si écoeurée.



Pour info, une recherche google sur une partie d'un de ces deux textes... Quelle pitié...

Edit : En plus des commentaires adressés aux accusées, et après avoir lu les conditions d'utilisation des Skyblogs, j'ai adressé un mail exigeant le retrait du texte sur les 3 blogs incriminés aux administrateurs Skyrock, affaire à suivre...

re-Edit : Problème réglé aux alentours de midi, mes textes ont été retiré par les administrateurs. Merci à eux pour leur sérieux, leur rapidité et leur efficacité !

vendredi 15 janvier 2010

Putain d'Enfoiré

Il était jeune et plein d'avenir.

Il avait toujours le sourire aux lèvres, rien n'était jamais si grave.

Il était un étudiant peu studieux mais doué.

Il était toujours partant pour apporter son aide.

Il avait du mal à se lever le matin.

Il venait de découvrir la neige depuis seulement quelques années.

Il avait peur de la réaction de son père s'il ne réussissait pas ses études.

Il avait un accent roulant et ensoleillé.

Il se trouvait chanceux.

Il travaillait avec nous depuis 3 ans.

Il croyait un en Dieu bienveillant et miséricordieux parce que "quand on vient de là-bas, il faut bien croire en quelque chose".

Tu étais sa bouée de sauvetage, et celle de tous ses compatriotes.

Tu as été le grand salaud de l'histoire à jouer comme çà avec le destin.

20 ans là-bas, 3 ans en France et seulement un retour au pays de quelques semaines en famille...

Quelques jours, suffisant, pour y lancer un cataclysme !

Il croyait en Toi,

Il ne sourira plus.

Espèce d'Enculé

vendredi 21 novembre 2008

De la solitude

Comment je sens que je suis seul ? Au quotidien ?
C'est peut être stupide mais chaque matin, la première personne à qui je dis bonjour c'est mon chauffeur de bus...

mardi 4 novembre 2008

De la trahison



Je la porte en moi comme un enfant, une racine pourrie qui niche au sein de mes viscères.
Elle étend ses longs doigts crochus jusque sur mon coeur, et les resserre peu à peu.
Elle se nourrit de mes angoisses et de mes silences.


Elle a trouvé sa place naturellement, là où rien d'autre n'existait auparavant que la confiance.
Elle l'a assassiné froidement, sans qu'aucune raison ne puisse s'interposer.
Son pouvoir est à la fois fascinant et terrible, faire de l'autre un ennemi. Sans condition, ni reddition.


Elle me traite de naïve, de conne même parfois.
Paralysante, elle bâillonne même la colère et c'est pourtant tout ce qu'il me reste.
Une tumeur insidieuse, qui sera là à jamais, inoculée volontairement et avec préméditation.


Plus de compromis, pour qui a été trahi.

mardi 30 septembre 2008

De la colère



* Papillonner *

Tu sais, au fond, je t'ai aimé dès que je t'ai aperçu la première fois. Toi, tu ne m'avais même pas vu. Tu étais si belle que je n'aurais pu espérer te posséder ne serait-ce qu'en rêve.
Pourtant j'ai osé, tu t'es laissé désirer, un peu, avant de céder.


* S'exposer *

Je me prenais pour le plus heureux des hommes le jour où tu es devenue ma femme. Tu as voulu un mariage en noir et blanc, quelque chose de beau, quelque chose de grand.
Moi, dans cette Eglise bondée d'inconnus tirés à quatre épingles, je ne voyais que toi.


* S'amuser *

J'avais toujours pensé retourner dans ma province, offrir espace et tranquillité à ma famille. Tu as préféré la vie de la ville et ton rôle de femme en tailleur.
Tu n'as même pas eu à me convaincre.


* Se responsabiliser *

Tu as voulu un enfant, j'ai trouvé l'idée merveilleuse. Comment ne pas vouloir un tel cadeau de ce qu'on aime le plus au monde ?
De couple nous sommes devenus parents.


* Pardonner *

Je me suis penché sur elle un instant, le temps de la voir grandir. Et toi, profitant de mon dos tourné, tu m'as trompé.
Le monde a chaviré, pour la première fois j'ai douté.


* Se leurrer *

Tu m'as aussi offert un petit garçon, comme un signe de réconciliation.
Ce nouveau bonheur m'a à nouveau comblé, et aveuglé.
J'ai marché et tout oublié.


* Abandonner *

Puis un jour, tu es partie. A peine le temps d'un souffle, tu t'étais enfuie.
Mille fois j'ai sombré, à t'imaginer dans d'autres bras.
Mille fois j'ai pleuré, cherchant ma faute.


* Résister *

Les enfants m'ont sauvé. Leur présence m'a forcé à te pardonner, encore. Ne développer aucune rancoeur qu'ils pourraient ressentir, ne pas faiblir.
Cesser d'essayer de comprendre et garder l'esprit libre pour s'organiser.


* Alterner *

J'ai mis ma vie de côté, pour qu'une semaine sur deux je puisse respirer leurs odeurs. L'autre semaine j'erre tel un fantôme, je me saoule de travail pour ne pas compter les heures.
Quand ils repassent ma porte le dimanche soir, je renais chaque fois. La vie est dans leurs yeux.


* Se révolter *

Et aujourd'hui, égoïste que tu es, tu voudrais me les reprendre ?
Qu'une fois de plus je me taise ? que je me plie à ta loi ?
Désolé ma belle mais tu m'as donné toute la matière pour me battre, et crois moi je ne perdrai pas cette fois.


* Et pour une fois, savourer *

Tu vas enfin goûter à la défaite, toi à qui personne n'a jamais rien refusé.
J'espère que cette fois c'est toi qui en restera amère.
Tu vas voir ce qu'est un homme en colère.

mercredi 3 septembre 2008

De l'humiliation

... et une pointe de déception.

Merci pour tes remarques acerbes, grâce à ta façon de faire les mois qui d'habitude me paraissent si longs entre deux visites ne passeront que trop vite cette fois.
Merci pour ton manque de délicatesse qui me conforte dans l'idée que le temps loin de toi n'est finalement pas du temps perdu.
Merci pour cette fois de trop qui finalement me libère d'un grand poids ; celui de ton jugement.
Merci pour ta méchanceté gratuite qui me rassure sur ma nature de "fille pas parfaite".
Merci de vieillir si mal quand je vis et grandis encore si bien.
Merci pour ta jalousie qui te montre tel que tu es.

Merci Papa, tu ne me manqueras plus.
A ton image, je ne me soucierai désormais plus que de moi, et de ceux qui le méritent. Qui ME méritent.
Je vais apprendre à jauger moi-même de ma valeur, puisque je n'ai plus foi en ton regard.
Merci de te punir toi même.
Merci encore.

vendredi 25 juillet 2008

A nous de vous faire préférer le train qu'ils disaient



Je ne sais pas pour vous mais pour moi les voyages en train c'est toujours l'enfer.
Systématiquement j'ai (au choix, mais le cumul n'est pas rare) : un voisin fan de techtonik et du volume sonore qui va avec ; devant moi une dame très gentille avec un chat qui l'est beaucoup moins (et qui n'a pas l'air, au vu de ses miaulements discontinus, d'avoir très envie d'être là) ; une famille complète avec des bobs ricards et un jeu de carte dénommé "tas de merde" sur le carré central du wagon qui se lancent dans le concours de qui sera élu le plus bruyant du voyage ; derrière un col blanc très occupé à faire des BIPS avec son ordinateur et qui est au téléphone toutes les 10 minutes approximativement ; une petite dame très agitée qui va descendre sa valise et farfouiller dedans (elle est pleine de sac plastique ?) quatre à cinq fois pendant le trajet de l'autre côté du couloir ; sans oublier les deux putafranges (entre 16 et 20) qui vont parler fort mais surtout pouffer de rire, comme les putafranges qu'elles sont, toutes les 2 minutes.

Alors FU*K cette année j'ai pris les devants, résa internet à l'avance (pour les trajets sur lesquels l'avion ne revenait pas moins cher), et je me casse en première. Oui je joue ma bourge, même pas honte. Reinafoutre je dirai même ! Je passe du côté obscur de la force et je vais voyager dans un de ces wagons qu'on ne traverse normalement que pour rejoindre la voiture bar (et anciennement la voiture fumeur). Un de ces wagons à moquette rouge, sièges larges avec repose tête et surtout le SILENCE !
Je vous garantie qu'à ce prix là le premier qui vient perturber ma "tranquilité de voyageur" comme ils disent à la SNCF il va entendre parler du pays je me gênerai pas pour le faire taire à coup de tongs dans la bouche :)

nb : si vous entendez parler d'une forcenée à bord d'un train dont les agents de bord n'ont pu arriver à bout et qui a nécessité l'arrêt du train et l'intervention des forces de police aux infos cet été, ce sera sûrement moi.

samedi 21 juin 2008

Je vais bien ne t'en fais pas...

Hier encore je croyais aux étoiles... Depuis ?

J'adorerai changer le monde, mais pas moyen de mettre la main sur le code source.



Moi j'ai abandonné... Je ne sais pas à quel moment, j'ai cessé tout simplement, de croire pouvoir changer les gens.

C'est peut être ce qu'on appelle devenir adulte tout simplement, se dépouiller de ses rêves, de ses idéaux, de ses envies petit à petit et avancer vers la mort.

La vie est une maladie mortelle et sexuellement transmissible



Restera la nostalgie, celle qui commence les phrases par des "avant" et des "quand" qu'on soufflera à nos petits enfants. Eux qui à leur tour penseront liberté, bonheur, amour de contes de fées en écoutant d'une oreille inattentive nos jeunesses flétries depuis si longtemps qu'elles sembleront irréelles, un mauvais rêve.

Apprendre aussi à se refermer sur soi même et à toujours dire que "tout va bien" pour être poli. Le respect une fois adulte ce n'est plus la vérité mais les apparences, alors on apprends à mentir pour être poli...

La vie est une farce


Juste un beau défilé de pantomimes, une belle arnaque...

jeudi 20 décembre 2007

Vision d'horreur

J'ai grandi sous Mitterrand et Chirac
Kosovo, Afghanistan et Irak


J'ai vieilli pendant Sarkozy,
Son bling-bling, people et monocratie,


Je vais mourir avec Le Meur
Pitié, j'ai peur.


(ok ok le lien date un peu mais il m'a fait sourire)

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