Perdre une Plume

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vendredi 20 décembre 2013

Formidable

Comme une envie de finir fort bourrée moi aussi, je ne dirai pas que ce sont les fêtes qui me rendent aigries, mais peut être bien que si...

Tu sais dans la vie, y'a ni méchant, ni gentil

Peut-être aussi parce qu'à cette époque l'hypocrisie ambiante est plus visible, plus saisissante sous les bons vœux dépourvus d'épaisseur qui font bourdonner mes oreilles.
Et j'avoue que parfois ça me donne envie de hurler ; mais si je n'existe pas le reste de l'année alors continue, oublie moi et garde tes vœux si c'est juste pour avoir bonne conscience ou pire satisfaire ta masturbation sociale et voir ton smartphone vibrer à chaque sms de "bonané".

Je devrais sûrement me contenter d'être fort bourrée, et garder mes vilains maux dans ma bouche et je sais que quelque part je le ferai, du moins je ferai de mon mieux, parce que même si je suis fort vraie, fort en gueule, fort têtue, fort déçue, fort minée, je suis avant tout fort bien élevée...

jeudi 13 octobre 2011

But it's better if you don't

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Je déteste le compromis, notion qui va à l'encontre de tout ce que je suis finalement. Tout comme conjuguer le verbe résoudre en mode pronominal...
Et pourtant, trop souvent, la raison gagne.

Il y a peu j'ai donc cédé le cœur à la raison, et je l'avale donc chaque matin avec un grand verre d'eau...
Parce que oui, les labo pharmaceutiques savent faire de l'humour et donner une forme de cœur à une pilule qui va vous ôter tout élan du cœur justement.
Mais que parce qu'il faut que ce soit la tête qui commande, il faut bien qu'elle soit en état de commander et de ne pas être stupidement monopoliser à lutter contre cet accès imaginaire qu'est la migraine il faut avaler ce cœur et autres pilules rouges au petit-déjeuner, entre clope et café.

Et chaque matin c'est la révolte, la nausée au moment d'ingérer, la répugnance du cœur qui s'exprime et que la tête accorde même si c'est pour son bien.

C'est mieux pire si tu ne la prends pas, c'est moins meilleur si tu la prends... Fais avec çà.
Je ne peux juste pas. Je ne veux juste pas. Je veux cette autre solution qu'on ne me donne pas, celle entre "souffre et tais-toi" et "prends çà et ne sois plus toi"

Arrêter de faire tout en sachant que ce serait mieux de ne pas faire mais que raisonnablement il vaut mieux. Parce que être adulte chaque matin, c'est effacer un peu de soi et de sa nature avec un grand verre d'eau, juste pour être sûre d'être en état d'assurer son job de la journée.

Je me mets à haïr le petit-déjeuner...

lundi 11 juillet 2011

Je me love dans tes bras, et là je n'aimerai que toi... à la longue

Et oui je sais, c'est triste, mais j'en suis consciente et toi aussi.
Tout du moins les jours où tu acceptes d'ôter tes œillères, où tu prends le temps de me regarder un peu...

Mais lutter contre le temps ? Combat perdu d'avance, il y a des ennemis qu'il vaut mieux ignorer et tu supportes si peu la défaite... Fuite en avant.

Alors tu prononces des mots, jolis mais vides de sens, qui me sont adressés mais finalement juste dits pour te rassurer.
Tu menaces, mais tu te trompes de cible, encore et encore.

Se retenir à bras le corps avec des atomes crochus qui ne font pas des points communs, deux êtres parallèles qui n'ont plus qu'à se mélanger, faire corps pour se sentir proche...

Et la peur aussi, nauséabonde, qui bâillonne violemment aspirations, désirs et élans. On fait avec, cohabitation. On l'ignore souvent, des fois qu'elle disparaisse.
Et malgré tout elle a de moins en moins d'emprise sur moi.

Et pourtant je refuse, je m'entête et je me love dans tes bras...

samedi 25 juin 2011

La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants*

La première fois que je me suis réveillée après avoir fait ce rêve, je me suis sentie tellement bien. Au point que j'avais oublié que c'était tout simplement possible, d'être en paix, de respirer sans être oppressée, de sourire sans se forcer...

Toute la journée suivante je me voyais, mes mains fines autour de son cou, tellement serrées que je me blessais avec mes propres ongles rentrant dans sa chair tendre, ses yeux exorbités, étonnés, qui finalement se fermaient quand je commençais à cogner violemment sa tête sur le sol... Et j'en ai eu le sourire, tout le jour durant, rien qu'à cette image salvatrice, tournant en boucle, en image de fond dans ma tête.
Je n'ai pas eu honte, je n'ai pas eu peur. Aucun remords, ma propre survie était en jeu ; se noyer, sombrer ou accepter cette goulée d'air frais. Je n'ai pas réfléchi je l'ai accepté, avec soulagement. Je voulais sa mort. Le reconnaître, l'admettre c'était déjà recouvrer ma liberté.

Le temps passant, la frustration a perdu son emprise sur moi tandis que je l'imaginais s'étouffant avec une quelconque bouchée, sa chaise renversée, se débattant au sol et suppliant mon aide du regard et que je lui souriais cruellement avant de me détourner. Quand j'imagine faire ce petit écart du pied fatal devant les escaliers, rouer de coup de pieds et de talons aiguisés ce corps roulé en boule sur le dernier palier.

Ce n'est pas difficile de véritablement haïr quelqu'un, il suffit juste de l'accepter, de s'y prêter entièrement. C'est la seule voie vers le soulagement quand il le faut vraiment.
Il faut dire que c'est assez rare au final, on déteste souvent, on hait rarement. Et étrangement la seule façon de se préserver soi-même de cette haine, de ne pas se laisser ronger, c'est de la laisser s'exprimer. Moi je rêve éveillée, c'est ma façon de lutter, de me donner de l'aplomb aussi et de ne plus subir.

Et j'y ai pris goût, j'aimerai que ce mec qu'il croise et qu'il bouscule en sortant du métro lui mette son poing dans la gueule, qu'on lui lui casse le nez et une ou deux dents, qu'il soit victime de violence gratuite, qu'il glisse dans sa douche en tachetant le carrelage blanc et qu'on ne le découvre qu'à l'odeur, qu'il paye et qu'il disparaisse. Les bons comptes font les bons amis et il a une sacrée dette.

Je prends même de nouveau plaisir à m'adresser à lui, souriante, plus souvent cassante, moins docile et presque toujours présumant l'odeur de son sang, d'une lèvre explosée par un coup mérité...


* Emile Zola, Mes Haines

mercredi 9 février 2011

Conte défait

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Enfant on m'a promis le monde, un tout est possible, devenir et faire ce que bon me semble "quand je serai grande".

Sauf que le monde adulte ne révèle qu'une cruelle absence de magie.
Les contes de fées, les vrais, n'existent pas - pour personne.

J'aurai pourtant tant donné en échange, accepté aussi le revers de la médaille, la face cachée derrière le "ils vécurent heureux" mensonger.
Enduré souffrance et contrainte à hauteur de cette magie, prête au contrecoup...mais non.

On préfère entretenir le mythe avec le conte de fées "des autres", prétendument heureux derrière des sourires aussi faux que le reste ou leur perfection photoshopée sur papier glacé.
Avides aussi d'afficher leurs déboires, contempler ces chutes rassurantes.

J'ai beau le savoir, ce n'est pas le monde qu'on m'avait promis.
Et aujourd'hui encore, je le troquerai volontiers mon p'tit bout mérité de conte de fée contre ce sentiment bien ancré et constamment alimenté de s'être fait avoir sur la marchandise.

mercredi 28 juillet 2010

Faut que je bouge...

Quand le sommeil ne suffit plus à vider ma tête, quand je la saoule avec des images, des ordinateurs, des écrans de télé et des reportages à la chaîne, la zapette dans une main et les gens qui défilent sans que les sons passent la barrière de mon esprit anesthésié. Plus de fantôme rêvé à lentement étrangler.

Faut que je bouge quand je maudis les gens intérieurement plus de 20 fois par jour, pour un strapontin pas levé, un café renversé, un merci oublié, une file d'attente bruyante, un chewing-gum sur un siège, une musique trop forte, un empoté en plein milieu à contourner.

Il faut que je me bouge quand je sens que mon poing serré dans ma poche, les ongles qui réveillent ma paume meurtrie, ne demande qu'à se transformer en coup porté, en nez cassé, en lunettes envolées, en mauvais exutoire à portée.

Il faudrait que je bouge quand les malheurs des autres me font souffler, quand je m'en balance comme de ma première cigarette en en allumant une autre justement, juste pour passer le temps et continuer de faire semblant d'écouter, essayant de ne pas laisser mon regard errer sur la rue, les gens, à cette terrasse de café où peu importe qui est de l'autre côté de la table. Une tête à claquer de plus, certainement.

Je devrais bouger quand je ne trouve plus de raison de me lever le matin, ni de me coucher le soir, que sourire me fait mal au ventre, d'être agréable avec les connus et les uns... les autres quoi.

Alors un besoin viscéral de soleil, de repos, de farniente ? On va dire çà, on va dire çà... Sûrement même.

Une nouvelle vague de rage passagère, je tiens encore les griffes mais pour combien de temps ? Il parait qu'on s'arrange pas en vieillissant... Et quand on explose avant, çà se passe comment ?

D'ici là, fais le pour moi, pour toi, pour qui tu voudras, mais fais toi petit, tout petit, minuscule que j'oublie même que tu es là. Il ne fait pas bon être sur mon chemin dans ces moments là, tu pourrais y laisser de la peau, des larmes, un bout de coeur, une once de fierté, une dose de courage et même tous les mots de ta bouche. Parce que çà me donne grande gueule, tu sais, et on apprécie rarement ce qui en sort, elle griffe, lamine, lacère, empoisonne, cogne.

De mon côté, je fais ce que je peux. Faut juste que je bouge...


vendredi 7 mai 2010

Séduction, tentation, abandon, renoncement...

Tu ne comprends toujours pas ?
Que c'est déjà perdu d'avance, que la lutte est inutile.

Sans peine je ferai sauter les verrous de ta volonté

La défaite n'aura rien de séduisante, mieux vaut rendre les armes dès maintenant. Laisse toi aller, succombe, de ton plein gré ce sera moins dur ensuite.
Il n'y aura même pas de regret à avoir puisque c'est inévitable...
Il te reste juste à faire ce dernier pas, à m'ouvrir tes bras.

Non, ne résiste pas, ne lutte pas, ne te détourne pas de la main tendue vers toi

Respire un grand coup et lance toi.
Si je dois forcer le passage de ta volonté, ce sera douloureux. Tu le sais bien.
Ouvre les yeux, contemple ton renoncement.

Ou je vais explorer le royaume de tes peurs, en devenir le dictateur

C'est tracé d'avance, il faut t'y résigner.
Dis toi que tu n'as pas le choix, si çà peut t'aider...
...Qu'il n'y a même pas de décision à prendre, juste à se soumettre.

C'est ta destinée, pourquoi vouloir lui résister ?

jeudi 22 avril 2010

Génération 35h

Je suis la génération 35h, celle dont on dit qu'elle a perdu la valeur travail et n'a goût que pour les loisirs.


Je suis de cette génération qui rêvant d'un CDI  a battu le pavé, banderole au poing, pour défendre ce doux avenir qui semblait bien normal.

Je suis de ces jeunes qui au travail sont considérés comme jeunes jusqu'à 35 ans, et payés en conséquence, avant de passer du côté des vieux ; comme çà d'un coup, frémissant de perdre leur postes et de ne plus être employables.

Je suis de ces anciens étudiants qu'on a laissé à la dérive, mener des études en leur disant qu'elles ne servaient à rien.

Je suis de ces jeunes travailleurs qui cotisent pour les autres, et dont on dit qu'ils n'auront jamais de retraite ; "soyez prévoyants, épargnez !"

Je suis de cette bande de feignants qui refusent de travailler le dimanche et le soir après 20h, qui ne vivent que pour des vacances et des loisirs imaginaires que leur pauvres salaires ne peuvent s'offrir.

Je suis cette jeunesse égoïste en quête de reconnaissance et d'accomplissement plutôt que d'une gloire illusoire, et le rôle d'éternel faire-valoir.

Je suis de ces désenchantés à qui le travail n'apporte rien mais qui doit bien se lever le matin, remplir le frigo et payer le loyer...

Je suis un box anonyme d'open space, un être automatique, interchangeable et sans intimité exécutant des tâches sans intérêt mais urgentes.

Je suis le "jeune actif" qui frémit devant son banquier, ce père fouettard moderne.

Je suis cet adulte qui tire la gueule dans le métro tous les matins, et se presse vers son job sans même savoir pourquoi.

Je suis de ceux à qui on présage monts et merveilles, en échange d'un peu de patience, mais qui ne voit jamais rien venir.

Je suis les abstentionnistes, convaincu et vaincu à ce que rien ne change.

Je suis assailli de toute part, coupable sur tous les fronts : achète bio ! trie tes déchets ! ne prends pas ta voiture ! bouche le trou de la sécu !


Je suis jeune mais sans âge à l'intérieur, résigné avant l'heure mais décidé à ne pas m'échiner pour un avenir qu'on me promets terne.
Alors la "valeur travail" vous pouvez vous la carrer où je pense...

vendredi 16 avril 2010

Attentat

Je suis si souvent si près de jeter l'éponge. Si tu savais.

Je suis épuisée de nous. J'ai donné, tant de fois, toutes mes forces dans la bataille que je ne sais même plus pourquoi. Parce que c'est une vraie guerre de tranchées toi et moi, tu t'en rends bien compte ? Il n'y a que nos armistices qui en valent la peine.

À tort j'ai finalement rendu les armes. Ordre de repli mais pas de drapeau blanc. Une ultime tentative, désespérée et à regret, une reddition sans condition.

Et pour quoi ? Occupation totalitaire de l'ennemi.


Crois moi j'ai essayé.

Mais c'est plus fort que moi. Je ne suis pas assez solide pour ce rôle, être victime çà ne s'improvise pas.

Je me rêve en terroriste, celle qui allumera la mèche et dans un dernier éclat violent détruira tout, une bonne fois pour toute.

Qui t'amputera à vie.



mardi 23 mars 2010

L'art de la guéguerre

Il y a des gens qui n'ont de cesse de vouloir titiller les autres.
De ces gens qui ne se sentent bien que dans le rôle du justicier, sûrs de leur bon droit sans même avoir pris la peine de regarder un peu devant leur porte.
Des gens qui croient que tout le monde, le reste du monde, devrait les remercier pour leur vaillance à faire chier les autres. Qui se croient aimés et respectés alors que tout le monde les déteste, et qui ne s'en aperçoivent même pas parce que c'est tout bonnement impensable à leurs yeux : qui pourrait ne pas aimer des gens si serviables, si respectables et à la si haute morale ?
De ces miséreux sociaux qui préfèrent détourner les yeux de leur propres vies, leurs défauts et leurs failles, pour aller critiquer et montrer du doigt celle des autres...
Des gens qui le temps de votre présence sont tout sourire et politesse tout en critiquant un autre, et qui une fois votre dos tourné ne se gênent pas pour vous tailler un costard en discutant, avec cet autre justement.
De ces gens qui, inclus dans un groupe, peuvent vous semer une belle discorde là où régnait la cordialité ; mais qui, une fois poussés dans leur derniers retranchements, s'avèrent d'un parfait manque d'intelligence.

Vous connaissez forcément des gens comme çà, nous en connaissons tous et si l'on a un peu de bon sens on fuit leur compagnie comme la peste.


Mes voisins sont de cette race là, et autant vous le dire, il y a de quoi devenir dingue devant tant de connerie.

Je ne suis pas une voisine exemplaire, je le reconnais. J'aime le principe du chacun chez soi et les hippopotames seront bien gardés, chacun sa vie, chacun ses emmerdes. Pour autant nous avons un immeuble agréable où tout le monde se dit bonjour, voire même discute 5 minutes dans l'escalier, où les gens se rendent service, s'invitent parfois selon les affinités et essayent de ne pas se gêner les uns les autres.
En cas de soucis, le plaignant va voir les personnes concernées et en parlant calmement et avec un peu de compréhension la plupart de ces soucis sont vite réglés.


Enfin çà c'était jusqu'à l'arrivée de mes voisins d'au dessus.
Ils sont pourtant loin eux aussi d'être des voisins idéaux. L'immeuble est assez vieux et l'on entend très facilement les bruits venant du dessus, nous y sommes habitués, enfin étions, parce qu'ils battent des records et en toute connaissance de cause : 2 enfants très mal élevés qui font de la trottinette sur le parquet d'un bout à l'autre de l'appartement, qui courent et crient partout dès 7h le matin (week-end compris), un monsieur peintre qui cloue ses toiles et ses cadres à n'importe quelle heure du jour et de la nuit (les soirs après 19h voire 20, le dimanche matin à 8h...), des barbecues merguez-partie dans la cheminée (oui oui dans la cheminée) qui empestent toute la colonne aussi bien en dessous qu'au dessus, des plantes sur les rebords de fenêtres sans bac ou coupelle qui me valent de belles inondations si j'ai le malheur d'ouvrir mes fenêtres les beaux jours et des vitres sales et boueuses le reste du temps...
Sans rire je n'en rajoute pas, je ne suis pas intolérante. Ils font des soirées aussi de temps à autres et çà ne me viendrait pas à l'esprit de leur dire quoi que ce soit.
Leur appartement couvrent deux de notre étage, nous partageons donc notre sort avec notre voisin de palier.
Je ne suis allée les voir que deux fois, au sujet des plantes. La première fois parce que j'avais eu le malheur d'être à la fenêtre au moment de l'arrosage et que, en plus d'une bonne douche pleine de terre; l'eau s'étant écoulée jusqu'à la rue je m'étais fait insulter par des passants qui me tenaient pour responsable (forcément hein j'étais à la fenêtre moi !). La seconde parce qu'un beau soir d'été j'avais laissé la fenêtre de ma chambre ouverte et que l'arrosage a été tellement abondant que l'eau a rebondit sur le bord de ma rambarde de fenêtre jusqu'à souiller mon lit (super heureuse de changer toute ma literie ce jour là ^^).
La troisième fois, j'ai perdu patience et de chez moi par la fenêtre je les ai traité de "Porcs irrespectueux", mais en même temps au bout d'un moment la coupe est pleine, et pétage de câble surtout quand on a prévenu gentiment à plusieurs reprises et que rien ne change.
Bizarrement çà les a calmé, enfin on en reparlera bientôt avec l'arrivée des beaux jours...

Notre voisin de palier lui a été beaucoup moins tolérant. Il est allé les voir à multiple reprises au sujet des plantes mais surtout du bruit. Au point qu'ils ont failli finir par en venir aux mains.

Mais le pire dans tout çà, c'est que ces langues de vipère avec lesquelles il est impossible de discuter (enfin en tout cas pas de manière à ce qu'il y ai un résultat ou une conséquence à la discussion) sont eux même les habitants les plus intolérants de l'immeuble.
À la différence près que loin de l'assumer et d'agir en conséquence ils optent pour de petits mots virulents scotchés sur la porte de l'ascenseur, se permettant ainsi d'insulter les gens copieusement sans se mouiller, et en signant "la copropriété" alors qu'ils n'en sont que membres comme tous les autres en aucun cas représentants, président ou que sais-je.
Ces petits mots doux ont instauré une certaine tension dans l'immeuble, et l'on se demande toujours en rentrant le soir qui en sera la prochaine victime...

La semaine dernière c'était moi et Toi qui à notre tour nous faisions traiter de "porcs" car des mégots été tombés dans la cour qui "n'est pas un cendrier". Nous n'étions pas nommés bien évidement, mais je sais qu'il s'agit de nous puisque depuis leur fenêtre du dessus ils voient très bien le cendrier sur ma fenêtre à moi.
Malgré l'agacement causé par le ton et la formulation, je réponds à mon tour au dos du mot scotché. Je fais poliment mon mea culpea en indiquant que le cendrier sur le rebord de fenêtre côté chambre est tombé à cause du vent (j'étais même descendu en pleine nuit dans la cour ramasser les morceaux de verre et m'assurer que je n'avais tué personne) et qu'il est possible que quelques mégots m'aient échappé. Que ce n'est pas la première fois que des objets tombent des fenêtres par accident (puisque çà leur arrivent régulièrement aussi !) mais que nous ferons plus attention. Je termine en indiquant que la moindre des politesses serait de venir nous voir directement en cas de problème et je signe de notre nom, étage et porte.

Et là je crois que j'aurai mieux fait de me taire. Parce que loin de venir nous voir, ils ont montré ma réponse à tout l'immeuble en se plaignant de notre "ton accusateur et déplacé"... Manque de bol nous nous entendons bien avec le président de la copropriété (que nous avions averti de suite du problème) qui au passage leur a remonté les bretelles pour avoir signé au nom de la copro, et nous avons donc vite été au courant de leurs manigances. Pour autant, pour nous l'incident était clos, on a pas que çà à faire de parler cendrier, cigarettes et mégots à toute la chrétienté à longueur de journée...

Sauf que hier soir, en rentrant tard et fatiguée de mon tennis j'ai eu le grand déplaisir de trouver un tas de mégots dans ma boîte aux lettres. Autant vous dire que je suis d'abord restée sur le cul devant tant de futilité, réaction d'orgueil infantile blessé...
En second lieu est venue la colère. Je ne vais quand même pas me laisser emmerder par des connards que je supporte sans mot dire de mon côté, surtout quand je vois le niveau de leur mentalité !
Le président de copro me dit qu'il ne peut rien faire, rien ne prouve qu'il s'agit bien d'eux -_-'. Soit on va faire çà à ma manière !

Conciliabule a donc été organisé avec le voisin de palier, c'est fini on ne leur lâche plus rien. Au moindre bruit suspect, à la moindre incartade on grimpe, ensemble si besoin. On se battra à coup de sonnette, de main courante, de lettre recommandée s'il le faut mais çà va saigner.

La guéguerre est lancée : SUS AUX CONNARDS !!

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