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Lu et Approuvé (ou pas)

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mardi 18 juin 2013

La cinquième vague

Après la 1ère vague, seules restaient les ténèbres.
Après la 2ème vague, les chanceux ont pu s'enfuir.
Après la 3ème vague, les malchanceux ont survécu.
Après la 4ème vague, une seule règle s'applique : ne faire confiance à personne.
Désormais, à l'aube de la 5ème vague, et sur une portion dévastée et esseulée d'autoroute, Cassie tente de Leur échapper.
D'échapper à ces êtres qui ressemblent aux humains et qui parcourent le pays, tuant chaque personne qui se met en travers de Leur route. Eux, qui ont dispersé les derniers survivants sur la planète Terre.
Rester seule est synonyme de rester en vie pour Cassie. Enfin, c'est ce qu'elle croit jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Séduisant et mystérieux, Evan pourrait s'avérer être le seul espoir de Cassie pour sauver son frère - ou pour qu'elle puisse rester en vie.
Mais Cassie va devoir choisir.
Entre la confiance et le désespoir.
Entre la résistance et la capitulation.
Entre la vie et la mort.
Entre abandonner et se relever.

Encore une très belle découverte avec ce roman, décidément la Collection R sait dénicher les perles rares en YA, La 5ème vague n'échappe pas à la règle !

C'est un monde assez oppressant que nous livre Yancey, plus que l'action (même si elle est présente aussi) c'est cette tension qui est véritablement moteur de l'intrigue.
On suit donc Cassie, en alternant entre le présent en mode survie et ses souvenirs qui nous aident à saisir son environnement et les évènements ayant conduit à la situation présente, et c'est assez terrible... L'aspect survie est vraiment très présent et bien mené, on comprend vite la dure réalité et le côté machiavélique du plan des envahisseurs. Les humains sont isolés efficacement et ne peuvent se faire confiance, oppressant disais-je ! Et c'est de plus en plus précis au cours de l'avancée.

Au fur et à mesure que l'on avance dans le roman, on en apprend plus sur la redoutée cinquième vague et la pression est croissante car on en sait également de plus en plus grâce aux souvenirs de Cassie.
En même temps on découvre aussi l'envahisseur (bien que pas assez à mon goût) et surgit une certaine ambivalence : peut-on tous les mettre dans le même panier ? Quelle est la responsabilité des humains face à cette invasion ? En un sens leurs réactions ne leur ont elles pas facilité la tâche ? etc...

Cette jeune héroïne n'est pas hors-norme, loin de là, mais elle est solide sûrement bien plus qu'elle ne le pense d'ailleurs. Sa rencontre avec Evan va changer beaucoup de choses et fait renaître un peu d'espoir, Cassie ose à nouveau avoir un but : sauver son frère.
Arrivé au bout on peine à reprendre son souffle entre action et révélations et pourtant on reste péniblement sur sa faim. J'ai donc été ravie de voir que Yancey prévoyait un autre tome, j'aurai eu du mal à refermer la porte sur cette histoire avec ce seul opus !

La 5ème vague est un roman dystopique / YA hors-norme qui vous tiendra en haleine jusqu'aux dernières pages. Il y a un certain machiavélisme qui se dévoile au fur et à mesure et qui fait froid dans le dos. C'est bien écrit, bien construit, surprenant et haletant : foncez !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Rick Yancey, La 5e Vague

lundi 17 juin 2013

Demain est un autre jour

À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu'elle va tout naturellement hériter de l'empire de cosmétique familial dans lequel elle travaille. Mais, à sa grande surprise, le testament maternel confie les rênes de la société à sa belle soeur. Et pour tout héritage, Brett ne reçoit qu'un vieux papier jauni et chiffonné, récupéré en secret par sa mère dans sa poubelle, vingt ans plus tôt : la liste des choses qu elle voulait vivre, rédigée lorsqu'elle avait 14 ans. Ainsi, elle n'a pas été oubliée par le testament, mais rien ne lui reviendra si, au bout d'un an, elle n'a pas accompli ses rêves d'adolescence.
Le problème, c'est que la Brett d'aujourd hui n'a plus rien à voir avec la jeune fille de l'époque, et que ses rêves d'adulte sont bien différents. Enseigner ? Elle n'a aucune envie d'abandonner son salaire confortable et ses stock options pour aller batailler avec des enfants rebelles dans une salle de classe. Avoir un bébé ? Cela fait longtemps qu'elle y a renoncé, et de toute façons Andrew, son petit ami avocat, n'en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s'y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C'est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que....
Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d'imaginer ce qui l'attend.
Menée tambour battant, cette comédie romantique sur les rêves de jeunesse, les illusions perdues et la possibilité de refaire sa vie, se lit d'une traite. Publié en avant première en France, le premier roman de Lori Nelson Spielman, dont les droits d'adaptation cinématographique ont été achetés par la Fox, sera bientôt traduit dans plus de 25 langues.

Une lecture un peu hasardeuse qui s'est avéré payante, un bon moment de lecture !

Encore de celles que je classe en Feel good, parce que ce roman qui pourtant traite en partie du deuil fait grand bien et s'avère assez léger.
Brett tout au long de ce roman se remet en question et prend des décisions, opère des changements de vie difficiles mais qui la libère aussi d'entraves qu'elle ne voyait même pas. On la sent s'alléger au fil des pages et trouver sa voie.

J'ai adoré le personnage malicieux de la mère à travers ses lettres et celui de l'avocat aussi.
Parfois c'est un peu too much, on tombe des nues en découvrant le contenu de la liste mais l'ensemble reste assez bien dosé pour ne pas être complètement irréaliste et rester prenant.

Croyez-le ou non, vous faites partie des chanceuses – vous savez reconnaître vos besoins et en admettre le manque. Il y a tant de gens malheureux qui refoulent leurs besoins. Chercher l’amour vous rend vulnérable. Seuls les gens sains d’esprit peuvent se permettre d’être vulnérables.

Finalement Demain est un autre jour est un roman riche et féminin qui parle un peu à l'enfant au fond de nous et qui aborde grands nombres de sujets : le deuil, la vocation, la difficulté du changement, la peur de l'inconnu, les petites facilités qu'on s'autorise, les rêves d'enfant, l'amour et le couple, le partage...
Le tout donne à réfléchir de manière assez saine et avec une certaine légèreté, à découvrir si vous en avez l'occasion !



Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

mardi 11 juin 2013

Multiversum T1

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d'inconscience. Jusqu'au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir... Ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre...

Bon bon bon j'ai cédé à la tentation de la couverture et aux quelques avis enthousiastes, j'aurai pu m'abstenir sans mal !

Parce qu'au final la sensation de lecture est juste un gros "bof".
Aucun suspens déjà, merci le quatrième de couverture -_-' Pour le coup on en sait déjà beaucoup (trop) et la lecture traîne (on sait alors on aimerait bien zapper toutes les étapes de découverte de ce qu'on sait déjà et qui prend la première moitié du roman quand même...). Alors bon c'est mignon la relation qu'ont les deux personnages mais c'est loin d'être suffisant pour nourrir le lecteur.

L'aspect fantastique des univers parallèles est attrayant mais lui aussi mal amené, on comprend mal comment Alex et Jenny passent de l'un à l'autre et pourquoi (je pense qu'au final eux non plus ne savent pas vraiment), ajoutons quelques incohérences (si Jenny et Alex ont un pouvoir unique et peuvent communiquer au travers d'univers parallèles distincts ils devraient eux-même n'exister qu'en un seul exemplaire non ? Sinon comment ils communiquent toujours avec le bon exemplaire de l'autre ? Comment ne pas se retrouver à être en doublon lors d'un voyage ? Alors bon un coup ils sont uniques et voyagent d'un de leur corps à un autre, un coup non... bref c'est un peu n'importe quoi.)

Ajoutons une prophétie post-apocalyptique "cherry on top cake" censée fournir le suspens mais aussi fine qu'un éléphant dans le salon et vous aurez un aperçu de ce qu'a été ma lecture.

Le maître mot est donc déception. Ce n'est pas illisible ou véritablement barbant c'est juste que j'en attendais mieux.
Avec un tel thème il y avait matière, Patrignani ne l'a pas exploité au mieux selon moi et le résumé présenté n'est pas là pour l'aider en dévoilant bien trop le peu de contenu de son intrigue.
Si d'aventure il vous passe dans les mains lisez-le, sinon ne vous précipitez pas !



Leonardo Patrignani, Multiversum

lundi 10 juin 2013

Beautiful Bastard

L’esprit vif, bosseuse et volontaire, Chloé Mills n’a qu’un seul problème, son patron : Bennett Ryan. Exigeant, direct, dépourvu de tact, ou d’une quelconque considération à l’égard d’autrui, il est absolument... irrésistible. Un salaud magnifique. Bennett retourne à Chicago après avoir séjourné en France pour jouer au sein de l’entreprise familiale qu’il dirige, un grand groupe de media, un rôle de premier plan. Rien ne laissait supposer que son assistante chargée de l’aider à distance lorsqu’il était à l’étranger, puisse se révéler être, cette sublime créature – dotée d’une innocence toute provocatrice et absolument exaspérante – avec laquelle il allait désormais devoir travailler chaque jour. Malgré sa réputation, Bennett n’est pas du genre à entretenir une aventure sur son lieu de travail. Mais Chloé est si séduisante qu’il envisage de faire une entorse à la règle – pour ne pas dire, la faire complètement voler en éclats – si c’est le seul moyen pour lui, de la conquérir, de se l’approprier, de la posséder. Alors que désir et attirance mutuelle ne cessent de croître jusqu’à un point limite, de non-retour, Bennett et Chloé doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre ou à sacrifier, pour continuer à s’auto-posséder, l’un l’autre sans répit.

Encore une lecture "pop-corn" mais un peu plus adulte, vite mangé, vite digéré...

Et bizarrement ce qui est plaisant dans ce roman c'est ce qu'il se passe entre les parties de jambe en l'air. Les deux personnages se détestent peu cordialement et se prêtent à des échanges et des scènes assez cocasses.
On a deux personnages avec des caractères bien trempés et le verbe haut, de quoi se régaler assez souvent tout du moins dans la première partie du roman.

L'autre intérêt c'est dans l'alternance de voix, c'est assez agréable d'avoir un point de vue masculin pour une fois et le procédé renforce le sentiment de décalage entre les deux protagonistes.

Là où le bât blesse c'est que... et bien c'est tout et ça ne dure pas. Passé cette découverte rafraichissante et légère on retombe dans les travers du genre : ce n'est pas particulièrement bien écrit, on se noie sous les clichés sexuels et les deux personnages se révèlent assez caricaturaux...

Pas de quoi fouetter trois pattes à un canard comme dirait ma grand-mère !
Plus sérieusement c'est une romance pimentée et plaisante mais qui est loin d'être incontournable et qui cède aux facilités et défauts du genre...



Christina Lauren ,Beautiful Bastard

mercredi 5 juin 2013

[BD]Elric Tome 1 : Le trône de rubis

Empereur de l’antique île aux Dragons de Melniboné, Elric, albinos et malade, règne sur un peuple plurimillénaire à la puissance héritée des dieux. Mais sa santé fragile l’oblige à user de drogues et de magie pour survivre. Son cousin Yyrkoon, qui méprise ces faiblesses, tente de remettre en cause sa légitimité à posséder le trône de rubis. Apprenant qu’une attaque de pirates sanguinaires se prépare, Elric saisit l’occasion pour tenter de restaurer son autorité. Il va révéler ainsi une personnalité complexe, mais aussi son allégeance aux sombres desseins d’Arioch, le plus puissant des Seigneurs du Chaos…

Découvrez l’adaptation en bande dessinée de la célèbre saga d’Elric de Melniboné ! Né sous la plume du Britannique Michael Moorcock en 1955, cet antihéros décadent empreint d’un romantisme tragique – alors rare dans l’heroic-fantasy – est aujourd’hui une référence incontournable du genre aux côtés de Conan le Barbare et du Seigneur des anneaux. La saga d’Elric a été depuis plus de cinquante ans déclinée à de multiples occasions en littérature, bande dessinée (pour la première fois par Philippe Druillet en 1969 !), comics, jeux vidéo, jeux de rôle… Épique, gothique, démesurée, ensorcelante, cette nouvelle adaptation 100 % française, somptueusement mise en images par Didier Poli et Robin Recht, a reçu l’approbation enthousiaste de Michael Moorcock lui-même et est déjà vendue dans les pays anglo-saxons avant même d’avoir été publiée dans l’Hexagon.

Elric fait partie de ces héros quasi mythique de la littérature fantasy, je ne m'étais pas encore attaqué à Moorcock malgré la récente réédition préférant terminer mes gros cycles en cours (Drizzt la légende de Salvatore notamment).
C'est donc avec plaisir que j'ai fait connaissance en mode graphique avec ce héros intriguant !

Qu'en dire au final ?
L'album en soi déjà est un très bel objet, et quand on parle bédé ce n'est pas rien. On sent le travail respectueux et de qualité, le sens du détail, l'hommage rendu.
La bédé offre donc de belles pages, aux dimensions imposantes. On est au large dans les cases qui laissent place aux détails et aux plans larges avec un bon rendu.

Ajoutons que cette première édition se referme sur un portfolio en supplément, les auteurs nous livrent leurs essais et travaux de recherche autour des personnages et décors ; très enrichissant !

Au niveau de l'intrigue, ce premier tome est plus une mise en bouche. On découvre l'univers et les personnages, leurs interactions. Elric au centre bien sûr mais aussi sa femme (soutien dans l'ombre et personnage fort que j'ai beaucoup apprécié) et le méchant cousin (uhuh).
J'ai souvent pensé à Drizzt au cours de cette lecture : le peuple d'Elric et ses coutumes sont rudes, décadentes sans aucune place pour la pitié ou les faibles, et pour le côté anti-héros du personnage principal qui colle peu avec l'univers et est en dehors de la norme.
L'intrigue n'a toutefois pas grand chose en commun mais si vous avez aimé le personnage de Salvatore je vous le conseille d'autant plus.

L'aspect fantastique s'amorce arrivé en fin de volume avec l'entrée en scène d'un démon, on a certes eu un léger aperçu de la magie d'Elric en milieu de tome mais là c'est plus spectaculaire et donne envie de connaître la suite !

En résumé c'est un très bel objet que cette adaptation française d'Elric, ce premier tome est impeccable d'un point de vue graphisme.
C'est un peu plus léger au niveau du contenu, on arrive vite au bout sans avoir eu grand chose à se mettre sous la dent, j'aurai apprécié un peu plus de fond ou alors quelques pages de plus ? On reste un peu trop dans l'introduction à mon goût, dommage !
En tout cas maintenant que c'est fait j'attendrai davantage du prochain tome :)



Merci à Babelio et aux éditions Glénat pour cette lecture !

Julien Blondel & Didier Poli & Co, Elric tome 1



lundi 3 juin 2013

Bookinity : lancement de la page FB (avec du cadal à la clé)

Hello toutes et tous !
Aujourd'hui pas de chronique mais un message d'info qui peut vous faire gagner des livres et pour le plus chanceux peut-être même une liseuse !

Depuis quelques mois maintenant je participe en tant qu'utilisatrice alpha (mieux que beta t'as vu !) au lancement d'un nouveau site communautaire de lecteurs : Bookinity
Encore un, me direz-vous, et je ne vous donnerai pas tort. Reste que le petit nouveau essaye de proposer quelque chose de différent autour de l'humeur de lecture notamment.
Bref je vous invite à y faire un petit tour et vous transmet leur message au sujet du lancement et du concours qui débute aujourd'hui.

Pour le lancement de sa page Facebook, Bookinity organise un tirage au sort et une animation intitulée  « La Valise à lire » du lundi 3 juin 2013 10h au lundi 10 juin 2013 10h inclus :
 1er prix : 1 Liseuse Sony Prs-T2 Noire d’une valeur de 129 €
 2e prix : les 4 livres qui auront reçu le plus de votes dans chaque catégorie
 3e prix : les 2 livres vainqueurs dans les catégories “émouvant” et “drôle”.
 4e prix : le livre vainqueur de la catégorie “exaltant”
 5e prix : le livre vainqueur de la catégorie “effrayant”
 
Comment participer ? Il suffit de devenir fan de la page !
Les plus inspirés pourront également voter pour le contenu de cette valise. En effet, Bookinity a présélectionné 20 romans à départager. Et comme sur le site, à chaque humeur ses lectures. Que vous ayez envie de rire aux éclats, d’être transporté ailleurs, de trembler de peur ou de vous laisser submerger par vos émotions, nous vous proposons une liste de 5 livres par catégories. À vous de choisir celui que vous avez le plus envie de lire. Le titre vainqueur de chaque catégorie sera ajouté à la valise et mis en scène dans une prochaine vidéo.

Alors, à vos souris, prêts, votez !

Pour faire d’autres découvertes, retrouvez-nous sur Bookinity.net.
Les résultats seront annoncés à partir du vendredi 14 juin 2013, par message privé ou mail. Le règlement est disponible sur simple demande à team@bookinity.net »

Bonne chance à vous !

jeudi 30 mai 2013

Anite Blake Tome 9

Depuis que mon métier d'exécutrice de vampires m'amène à me colleter avec des méchants de tout poil, Edward est un peu mon Batman : il débarque en ville, il me sauve la mise et il disparaît.
Le reste du temps, c'est un assassin si froid et si dangereux qu'on l'a surnommé La Mort. Mais j'ai une dette envers lui. Mais quand il m'appelle en renfort dans une mystérieuse affaire de meurtres et de mutilations en série, je n'ai pas d'autre choix que de prendre le premier avion pour le Nouveau-Mexique. Où je ne tarde pas à découvrir que mon adversaire de la semaine est peut-être un dieu d'un panthéon oublié - rien que ça ! Mais le plus étonnant, c'est quand même d'apprendre qu'Edward est sur le point de se marier...

J'ai replongé avec Anita pour de nouvelles aventures :)

Je dois reconnaître qu'une certaine langueur pour ne pas dire lassitude s'installe depuis quelques tomes, j'étais donc assez motivée par celui-ci qui s'annonce différent puisqu'il tourne autour du personnage d'Edward que j'affectionne tout particulièrement !
Et effectivement la satisfaction est là de ce côté, on se retrouve sur le territoire d'Edward, plongée dans son univers, enfin celui de Ted mais ça revient au même et ça nous change un peu ! J'étais surtout très curieuse de le découvrir sous ce nouvel angle, là encore je suis satisfaite.
Pour ne rien gâcher cette intrigue nous éloigne de Jean-Claude et Richard, on souffle et c'est tant mieux !

Ajoutons qu'on découvre aussi à cette occasion d'autres "fréquentations" d'Edward, pour le moins surprenantes et qui vont ajouter bien du piquant !
Je dois avouer d'ailleurs que ce n'est pas de trop parce qu'à mes yeux l'intrigue en elle-même est en dents de scie... Il y a de l'action certes mais l'intérêt est inégal et varie d'un chapitre à un autre. On se perd aussi un peu parfois, c'est légèrement surchargé à d'autres et s'emmêle avec des sous-intrigues (mais ça c'est habituel avec Hamilton).
Le gros plus, au delà de cette intrigue discutable c'est donc les deux autres tueurs en relation avec Edward et qui accompagnent nos deux personnages dans leur enquête.

Un 9ème tome un peu en marge de la "routine" habituelle d'Anita et qui nous permet de souffler un peu (côté sexe et côté triangle amoureux) tout en découvrant un peu plus le personnage d'Edward. Un léger mieux donc, à suivre au prochain épisode !



Laurell K. Hamilton, Anita Blake, tome 9 : Papillon d'Obsidienne

***Du même auteur***
Anita Blake :
Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4
Tome 5
Tome 6
Tome 7
Tome 8
Merry Gentry :
Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4

mercredi 29 mai 2013

Juste avant le bonheur

Julie est caissière dans un supermarché. En guise de déjeuner, elle ne mange qu’une pomme. Son fils Lulu qu’elle adore, elle l’élève seule dans un petit logement social. Ses parents, ils ont coupé les ponts depuis qu’elle a eu son Lulu. Un tableau bien noir pour une jolie jeune fille qui a tout juste vingt ans et qui rêvait d’être chercheuse en biologie moléculaire.
Mais comme chacun sait, la chance tourne. Un beau jour, Paul, un homme qui pourrait être son père, se prend d’affection pour cette jeune fille qui a l’air chagrin et décide de la prendre sous son aile. Il les emmène, elle et son fils, en vacances en Bretagne. Face à la mer qu’ils voient pour la première fois, Julie et Lulu touchent enfin le bonheur du bout des doigts ; jusqu’à ce que le pire se produise…

Voguant entre la joie et la peine, le bonheur et la souffrance, Agnès Ledig nous livre 347 pages remplies d’émotions. En peignant la douleur et la tristesse, elle nous donne pourtant à lire un roman optimiste, un vrai éloge de la vie.
Agnès Ledig est sage-femme en Alsace. Juste avant le bonheur est son second roman, le premier lui a valu "le coup de cœur des lectrices de Femme Actuelle".

Il va être très difficile pour moi d'être objective avec ce roman parce que j'ai tout simplement adoré ! C'est un livre qui fait du bien, qui touche au ressenti et à l'émotion et qui a su faire vibrer quelque chose en moi, je ne peux que vous inviter à tenter votre chance aussi.

J'aime ces livres "Feel good" même si on peut souvent leur reprocher leur côté artificiel et facile, Juste avant le bonheur ne joue pas dans cette cour là.
On est loin du monde des bisounours, tout autant du misérabilisme, on est juste dans le réel : la vie n'est pas facile, on s'y écorche souvent, personne n'est épargné, nous avons tous des faiblesses et pourtant le bonheur n'est jamais inaccessible.

Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.

C'est donc un roman riche, à la plume délicate et qui aborde de vastes sujets : le rapport à l'autre, le deuil, le renoncement, la confiance, l'amour... le tout avec une franchise apaisante et une justesse souvent surprenante. Ledig a l'art de la sentence simple mais efficace et qui fait résonance chez le lecteur. De l'anecdote qui fait sens tout autant.
J'ai également succombé aux charmes de ses personnages, Julie au centre bien évidemment mais tous autour ont une importance et suscitent une empathie. J'aime que les personnages soient signifiants et pas uniquement utiles ou décoratifs, ceux de Ledig sont consistants et attachants, un vrai régal.

Pour arrêter un peu là les éloges et parce qu'il faut bien trouver un "mais" j'en émettrai un léger sur la toute fin qui au contraire de l'ensemble du roman cède à une petite facilité. On reste au niveau du détail toutefois, rien de bien conséquent.

En résumé et vous l'aurez compris c'est une très belle découverte que ce roman, à la manière d'un Legardinier il mêle expériences de vie, anecdotes, humour et doux-amer et des personnages étoffés et attachants à la Gavalda (si ça ne finit pas de vous convaincre ça !!). J'ai passé un très bon moment et je vais de ce pas me procurer le premier roman de Ledig qui s'ajoute à la liste de mes auteurs à suivre de près !

Grand merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture !



Agnès Ledig, Juste avant le bonheur

mardi 28 mai 2013

La Sélection T2

La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales...

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

Comme je me suis languie de la sortie de ce second tome ! Après le gros coup de cœur pour le premier volume je me suis littéralement jetée sur L'Elite et bien qu'il soit loin de ce à quoi je m'attendais je suis toujours aussi fan !

Kiera Cass a un vrai don, celui de surprendre son lecteur et de jouer l'équilibre entre frustration et surprise.
On rumine pas mal au cours de ce tome, on voudrait que les choses se passent autrement, qu'America soit moins indécise, que les évènements se précipitent un peu... mais paradoxalement ce n'est pas si mal que les choses se déroulent de cette manière car Cass en profite pour livrer tout un tas d'autres choses en parallèle de sa romance : elle accentue l'aspect dystopique, développe sa trame de fond et donne de l'envergure à son héroïne ! Rien que ça :)

Arrivé au bout de ce tome la romance n'a pas beaucoup évolué mais il s'est tout de même passé tout un tas d'évènements conséquents et une fois encore on a hâte d'avoir la suite entre les mains.
On s'éloigne peu à peu du conte de fée déjà bien altéré dans le premier tome pour découvrir le monde dans lequel vivent vraiment les personnages en dehors de cette bulle qu'est la Sélection.

En résumé ce second tome fait peu évoluer la romance et nous plonge au cœur des incertitudes d'America, à contrario l'univers et la trame s'enrichissent de façon surprenante le tout à bon rythme. Si la frustration est plus que présente au cours de la lecture on dévore toutefois jusqu'à la dernière ligne sans s'en lasser, pour ma part je me suis régalée et l'attente sera à nouveau fiévreuse jusqu'à la sortie du tome suivant !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Kiera Cass, La Sélection, Tome 2 : L'Élite

***Du même auteur***
La Sélection : Tome 1

lundi 27 mai 2013

Les ailes brisées

Qui donc est Robyn ?
D'où viennent ses dons exceptionnels ?

Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.
Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d'un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles...

Avec cette jolie couverture et ce résumé alléchant je m'attendais à une romance fantastique mêlant ange et réincarnation, finalement pas vraiment...

Le départ est assez sympa, on apprécie Manon et sa rencontre avec Robyn même si la demoiselle est un peu longue à la détente :p
On comprendra en fait au fil des pages que la demoiselle manque en réalité de caractère et de carrure, qu'elle a facilement tendance à s’apitoyer et c'est dommage.

L'intrigue se déroule en France autour de Noirmoutier et évoque avec réalisme le cadre naturel des côtes et plages de la région. Cadre plus que sympathique convenons-en !

Et puis assez vite on s'enlise, et pour ma part je me suis ennuyée... L'auteur nous plonge dans une sorte de train-train usant, qui fait peu avancer l'intrigue et dont je n'ai pas bien compris l'intérêt.
L'aspect "historique" de leur relation (le fait que le phénomène soit récurrent et touche plusieurs vies de Manon) tarde un peu à venir mais relance finalement l'intérêt déjà bien émoussé.

La stabilisation de leur relation n'offre aucune lutte si ce n'est celle d'un quotidien lassant. L'éclatement inévitable est donc peu surprenant.
Les derniers chapitres offrent toutefois un ultime rebondissement plaisant, il était temps !

En résumé je suis un peu passée à côté de ce roman fantastique je dois le dire... La "mythologie" des anges est peu approfondie et si j'ai aimé la partie historique qui évoque la première rencontre des deux personnages les récits du présent m'ont souvent fait soupirer et j'avais hâte d'en venir à bout.
Je n'ai pourtant pas de véritables reproches à faire à Marie Liondor, son roman n'a pas de défaut majeur, il n'a juste pas eu grand intérêt à mes yeux. J'ai peut-être trop lu de récits fantastiques sur le thème des anges (déchus ou non !) plus haletants pour que celui-ci ait un véritable impact.



Marie Liondor, Les Ailes Brisées

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