Perdre une Plume

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La vie d'une plume

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vendredi 27 janvier 2017

Drive & Alive

J'assume mon côté James Dean, cette obsession à devoir se sentir vivant qui ne passe pas malgré les années...
Sans être à la recherche permanente de sensations fortes, c'est plutôt une quête de moments, une collection d'instants et de sensations...

Je crois que c'est pour ça que j'aime autant conduire. C'est cliché sûrement mais voilà, j'adore ça : rouler, les km qui défilent et les 130CH sous l'escarpin... Ça ne me rend pas puissante, ça me fait me sentir vivante, une concentration qui vide l'esprit de tout autre chose et ça fait un bien fou.
Voilà donc un "moment" : A75 Béziers-Millau circulation quasi inexistante, des boucles, des virages et de grands espaces, Hotel California en bande-son. De quoi me rebooster pour plusieurs jours !

Un autre, plus récent : s'autoriser à fêter une date particulière toute seule et savourer :

... A se demander finalement, si se sentir vivant, quelque que soit la forme que chacun lui donne, ce n'est pas juste faire vraiment quelque chose pour soi et soi-même uniquement...

mardi 24 janvier 2017

Major Tom

Parce que c'est l'humeur du jour, voilà...

vendredi 28 octobre 2016

Le bonheur est dans le pré (mais plus loin)

La pause qui s'impose, à la campagne humide et froide et qui, a priori, sera tout sauf reposante (nain oblige !)
Je m'en vais donc gaiement avaler en solo 530km de bitume pour gagner les contrées nordiques (ce qui est tout relatif à mon propre sud j'en conviens) pour m'aérer un peu la tête et la remplir un peu de jolis souvenirs espérons-le !

Je vous abandonne donc une petite semaine sans ordonnance ou mot d'excuse de ma maman, désolée !

mercredi 26 octobre 2016

Madame Nana

J'étais là.

Je peux à peine dire mieux que ça : j'étais là.

Pas dans les meilleures conditions et je suis inexcusable pour ça ma Nana. Sache juste que j'ai fait au mieux et que si ça n'avait pas été toi je serai restée sous la couette, en boule avec mes médocs à portée de main...
Pour autant le sourire était là et pas factice.
J'étais là, ça m'a coûté, mais j'ai fait au mieux.

J'étais là sans mon appareil photo et je me flagellerai à vie pour ça ! Tu m'as demandé si peu et je n'ai même pas assuré...
Acte manqué ? J'avais pourtant tout listé, préparé, re-vérifié... Ce qui ne m'a pas empêché de me vautrer, je déteste ça.
J'étais là et les mains vides.

J'étais là et je t'ai vu rayonner. Si pleine de joie, émue un peu parfois, heureuse de voir chacun...
J'étais là et te regarder m'a fait un bien fou.

J'étais là déjà quand tu étais à la croisée des chemins et que tu as pris celui menant vers lui.
Inquiète mais de ton côté quoiqu'il arrive.
J'étais là et j'ai découvert ton homme, celui que tu as choisi envers et contre tout, tous ?
Je vous ai bien observé et c'est d'une évidence !
J'étais là et j'ai compris.

J'étais là et j'étais, suis, serai témoin.
Mes excuses encore d'avoir mal appréhendé l'ambiance, tes attentes et le côté festif, de ne pas avoir "osé", peur de mal faire, trop ou trop peu : je me suis figée.
Au-delà du moment et pour toute votre vie de couple, je prends ma mission au sérieux : je serai là.

J'étais là et j'ai gardé mes mots pour moi (ce que tu n'as pas manqué de me reprocher, à raison).
Il me faut du temps parfois pour les digérer, les poser, là comme il faut, pas juste un truc "bateau" ou quelque chose qui sonne faux.
J'ai réfléchi depuis comme tu le vois, et tu sais quoi ? Je ne vous souhaite rien du tout, vous avez déjà tout ce qu'il faut... Continuez juste à cultiver ce "vous" et il vous portera longtemps j'en suis certaine...

J'étais là, à chaque fois et il ne pouvait en être autrement



Et pour la première fois : bon anniversaire Madame Nana !

lundi 17 octobre 2016

Témoin

Cette semaine sera marquée par un enterrement et un mariage, étrange combinaison...

L'enterrement de cet après-midi touche une amie proche, je n'y vais qu'en soutien, témoin de son deuil et sa peine.
Je déteste ça, quand mes mots, ma seule arme au quotidien, deviennent vains et me font défaut.
A part "être là", me tenir à côté de la petite fille au fond d'elle qui perd son papa...


Le mariage de ce week-end, celui de mon double, de ma belle Nana. Là encore témoin, comme depuis tant d'années !
Et je ne me leurre pas, ce mariage me fait mal à l'âme quelque part... Je me doute qu'elle a vécu la même chose il y a quelques temps elle aussi , mais je ne le comprend que maintenant.
Ce n'est pas triste un mariage, je ne dis pas ça, je suis très heureuse pour elle mais je la perd aussi un peu en un sens. Comme un père qui offre sa fille, à la fois heureux pour son bonheur et une petite mort à l'intérieur.


Je sais gérer mes émotions, plus difficilement celles de mes proches et je déteste ça.

vendredi 14 octobre 2016

Des millions de livres et moi, et moi, et moi...

Je prends le temps de prendre un peu de hauteur depuis quelques temps, surtout ici et j'ai repassé tout mon historique au peigne fin.
Les lieux ont changé, plusieurs fois ; nom de domaine, design... Et son contenu surtout a évolué.

Si je fais le point là de suite, je ne suis pas sûre que ce que cet espace est devenu me plaise : de page personnelle faite d'humeur, de tranches de vie et d'écrits on est passé au blog littéraire pur et dur. J'ai le sentiment de m'être noyée sous mes livres et de m'être un peu fourvoyée en chemin ! Mon espace de liberté me manque.

C'est de ma faute, chroniquer un livre c'est tellement plus facile que de livrer quelque chose qui vient de moi...
C'est décidé, Je me réapproprie l'endroit et c'est comme une nouvelle rencontre, je suis à la fois excitée et un peu anxieuse :)

Les livres auront toujours leur place, nous sommes inséparables eux et moi et ils ont toujours été présents ici, mais ils n'auront plus le monopole.
Plume est de retour, après 3 ans de mise en veille, attachez vos ceintures !

vendredi 4 juillet 2014

Allez, courage hein !

Non, juste non.
Tu dis "courage", j'entends que je vais en avoir besoin, que je pars perdante, que ce n'est pas gagné, que je vais en chier quoi.
Tu veux m'encourager, encourage moi au lieu de me saper mon énergie.
Les mots sont importants.

Tu la vois toi la différence entre un "Bon courage" et un "Tout va bien se passer" ou encore un "Tu peux le faire" ? Moi je la ressens jusque dans mon ventre. La premier me parle de toi, de ton empathie-pitié et de ton peu de confiance dans l'issue, les deux derniers parlent de moi, de ma capacité à faire front, à assurer à "être capable de"...
Alors oui, oui. C'est une expression toute faite, comme il y en a des tas, mais les mots sont importants...

mardi 7 mai 2013

11ème sens et kryptonite

La semaine dernière a encore été témoin de mes supers-pouvoirs* dit le 11ème sens, dans le bon sens pour une fois puisqu'il a fait plaisir à quelqu'un... soit.

Outre la demande en mariage qui a suivi (et qu'en jeune fille de bien j'ai poliment décliné, on ne peut être au four et au moulin si vous m'excusez l'expression) je me doutais bien qu'une catastrophe guettait dans l'ombre (elles sont fourbes les catastrophes, c'est un fait).

Parce que tout le monde s'en doute un grand pouvoir implique de grandes responsabilités** quand ce super pouvoir entre en œuvre c'est rarement une bonne chose (je l'évoquais déjà d'ailleurs ici) il fallait donc qu'il y ait une répercussion cosmique pour corriger le tir...
En plein dans le mille : je dois prendre l'avion la semaine prochaine. Deux fois ! (on ne rigole pas dans le fond svp)

Parce que oui là on touche à l'irrationnel qui m'habite, mais on peut difficilement me faire pire que ça, avec juste une semaine devant moi pour me faire à l'idée, pas de réconfort à l'idée d'un séjour fun et paradisiaque à l'arrivée et surtout à affronter seule pour la première fois.
Et qu'est-ce qui se passera dans cet avion bondé (j'ai eu la dernière place, quelle chance !) si je ne peux pas avoir le hublot salvateur ?

Je ne peux pas reculer, et à moins d'un miracle ou rebondissement professionnel je crois qu'on peut dire que je suis dans la merde, je vais devoir faire face à ma kryptonite verte deux fois en 3 jours, je demande juste un peu de compréhension, de good vibes, de marijuana et de Lexomil en cocktail intraveineux et qu'on ne se moque pas de ce qu'on ne peut pas comprendre.

Parce Toi se moque bien évidemment (bon en même temps si j'étais honnête je dirai "juste retour des choses")(mais je ne le suis pas) alors que je m'arracherai presque les cheveux à genoux dans le salon en criant "Mais pourquoi moi !!" au plafond (honnête pas toujours mais théâtrale je sais faire) et que je ne peux que lui répliquer, drapée de toute ma dignité, que si l'avion s'écrase et que je meure ce sera bien fait pour lui et qu'il s'en voudra le reste de ses jours (pas si éloigné du fatal "c'est celui qu'y dit qu'y est" bien connu de nos cours de récréation).

J'arrive à en rire, parce que j'ai cette capacité à rire de tout (et heureusement aussi de moi) mais plus sérieusement c'est juste une boule d'angoisse dans le bide depuis plusieurs jours, encore pour les jours à venir et que connait une personne sur 4 dans le monde (vous pouvez vérifier). Et j'espère toujours, naïvement sûrement que quelqu'un un jour aura le 11ème sens de trouver le mot juste, celui qui me libérera et fera disparaître cette boule bien ridicule mais que je ne maîtrise pas.

* : ultra empathie pour ceux qui ne suivent pas (ndla)
** : je rêve où je me fais aussi polluer par les araignées ? (mon autre kryptonite)

mercredi 27 mars 2013

Dire aurevoir à l'hiver

Depuis quelques mois j'ai choisi de me taire, d'une manière générale et somme toute assez apaisante. Il est après tout bien facile de ne rien dire, en tout cas rien d'important, de laisser filer l'instant et s'échapper les mots qui il n'y a pas si longtemps encore auraient brûlé des pages de carnet ou enflammé un clavier.
Le moment passe, j'oublie et puis je suis toujours là alors quelle différence ?

La différence c'est que je suis toujours pleine de mots, qui s'entassent et qui se cognent, qui s'abîment, forment comme un tas de feuilles automnales et pourrissantes au pied d'un grand chêne silencieux.
J'ai beau les laisser filer, il en viendra d'autres, voilà tout.

Il y a eu aussi ce moment, pénible, où je me suis dis à quoi bon ? Les silences ne laissent que des regrets.
Alors j'ai essayé de faire mieux, bien si possible même.

J'ai résisté à la frustration de l'instant, à la colère parfois brûlante de m'en prendre aux autres, à leur bêtise et à leur indélicatesse. Je n'ai cédé aux larmes que quelques instants, rendant parfois les armes plutôt que de me battre contre des moulins à vent. Des pleurs égoïstes et exutoires mais qui m'ont aussi donné de la force. Celle de dire merci, parce qu'on ne dit pas adieu à une partie de soi.
J'ai fait de mon mieux et déjà ce n'est pas rien.

J'ai regardé dans les yeux la part joyeuse de mon enfance, celle faite de gâteaux, de main plongée dans la boîte à bonbon, de tuyaux d'arrosage farceurs dans le jardin, de petit-déjeuners au Van Houten et j'ai souri.
J'ai vu trouble à travers ma nostalgie et cette tendresse qui semble si lointaine maintenant.
Je suis restée debout face à ma propre mortalité, me demandant comment le temps peut passer si vite, nous rendre si forts d'expériences, si riches de souvenirs et si fragiles à la fois.
Je lui ai tenu la main, la peau douce et veloutée sous mes doigts, mais un peu froide comme un hiver qui s'en va.

J'ai dit aurevoir à l'hiver pour être capable d'accueillir le printemps et je m'émerveille peu à peu de son arrivée progressive.
La lumière devient chaque jour plus vive, le jardin se pare de couleurs de-ci de-là et je ré-apprends à respirer à plein poumons, à relever les épaules et le menton.
Je pense à l'hiver derrière moi, je sais qu'il n'est pas très loin, que ce n'est qu'un nouveau cycle qui commence et je trouve ça rassurant.
Je vais faire de mon mieux et déjà ce ne sera pas rien.



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Un iris pour ma petite mamie qui aimait tant les fleurs et son jardin.

lundi 14 janvier 2013

Books

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