Perdre une Plume

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mardi 29 mai 2012

L'épée de vérité, Tome 12

Alors que le Palais du Peuple célèbre les noces de Cara et Benjamin, Richard et Kahlan se réjouissent du retour de la paix, après de longues années de guerre contre Jagang et ses hordes. Mais le destin n’en a pas fini avec eux, et il ne tarde pas à le leur faire savoir. D’étranges rencontres, des événements troublants, puis des drames de plus en plus terribles arrachent les deux époux à leur quiétude. Cette fois, la menace ne vient plus de l’extérieur, mais de l’intérieur même du palais, où une mystérieuse machine, découverte par hasard, produit en série des présages sinistres. Les armes à peine déposées, voilà qu’il faut les reprendre et oublier tous les rêves d’harmonie et de paix…

J'étais assez enthousiaste à l'idée de retrouver Richard et Kahlan pour une nouvelle aventure et aussi un peu sur mes gardes... À mes yeux le tome 11 clôturait parfaitement la saga et j'avais un peu peu du "trop".

Et c'est malheureusement ce qui s'est passé avec ce tome...
Une fois consumé le plaisir de retrouver les deux héros et leur entourage, l'enthousiasme retombe et on ressent tout le poids de la lenteur de l'intrigue, qui disons le clairement est assez ennuyeuse.
Les prophéties ont toujours été source de grands débats et d'esbrouffes philosophiques sur le destin et la liberté au sein de la saga, on se prend ici une belle tartine.
C'est répétitif à souhait.

Déjà dans les derniers tomes on sentait Goodkind essoufflé, faisant appel à des procédés lourdauds et déjà exploités ou encore à des discours assommants. On retombe malheureusement dans ces travers avec les prophéties et cette étrange machine.
Même une fois saisi le fin mot de l'histoire il reste des incohérence perturbantes, l'ensemble est bancal.

La fin n'en est pas vraiment une, puisque le vrai méchant reste encore dans l'ombre. C'est donc sûr il y aura encore au minimum un tome...
C'est triste parce que vraiment j'ai adoré cette saga, elle est vraiment à part et mérite d'être lue mais pourtant j'ai la désagréable sensation de la "suite de trop", d'un auteur qui ne veut pas laisser tomber une recette qui marche et qui fait plus de mal que de bien à son œuvre en s'acharnant ainsi...

Pour autant je lirai aussi le ou les suivants, sans empressement toutefois, on ne lit pas 12 tomes pour s'arrêter et bouder le dernier ;)

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Terry Goodkind, L'Epée de Vérité, Tome 12 : La machine à présages

***Du même auteur***
L'épée de Vérité (Tome 8, Tome 9, Tome 10, Tome 11)
Dette d'os

samedi 26 mai 2012

Extraits choisi #39

Lorsque la sage-femme fut partie et qu’Anna se fut endormie pour la nuit, je tirai le berceau de plexiglas jusqu’au canapé et me penchai au-dessus pour regarder la toute petite. J’étais seul avec elle. Elle était éveillée et me regardait aussi. L’incarnation de ma négligence en matière de contraception me regardait en face.

Audur Ava Olafsdottir, Rosa Candida

jeudi 24 mai 2012

À mon âge, on n'est plus à une cuite près...

Ce soir ce sera la première fois en 22 ans (depuis quelques années) que je passe cette soirée seule...

J'ai le choix entre le mode vieille fille, pot de macadamia nut brittle sous la couette et dvd au chamallow rose (genre Bridget Jones ou Pride & Prejudice histoire de rester dans le cliché)...

Lire la suite...

mercredi 23 mai 2012

Sans âme

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

J'avais pas mal entendu parler de ce début de série lors de sa sortie en GF, et plutôt en bien je dois dire ! Suffisamment en tout cas pour attirer ma curiosité et me pousser vers ce partenariat LA lors de sa sortie en poche.
Soyons clair j'ai juste adoré !

Il m'a tout de même fallu la première centaine de page pour prendre mes marques, me demandant un peu où j'étais tombée... parce que c'est loin d'être simple et assez inédit je dois dire.
Pour résumer : de l'urban fantasy mêlée de steampunk à l'époque victorienne, le tout saupoudré d'un humour grinçant et de dialogues à la Jane Austen. Cocktail explosif !

Passé donc cette première phase et cerné le genre, on ne peut juste plus lâcher le livre avant la fin, c'est hautement addictif.
Le personnage d'Alexia est surprenant, attachant et surtout très drôle comme la galerie de personnages qui l'entourent (j'ai tout de suite beaucoup aimé Lord Maccon !), atypiques sans être caricaturaux ou grossiers. Elle détonne assez (pour une époque où l'on était déjà considérée comme vieille fille à 22 ans !), à la manière d'Elisabeth Bennet notamment par son intelligence et son indépendance, son peu de cas du qu'en dira-t-on, sa répartie etc... j'ai fait le lien régulièrement entre les deux personnages.

Quoi que ce fût, Alexia était née ainsi, pleine de logique, de raison et de mots blessants.

Le décor lui (mis à part pour l'aspect urban fantasy) est réaliste et reflète bien le Londres de l'époque avec ses réceptions, ses jeux de cour et surtout ses principes moraux.

J'ai été tellement séduite par l'univers, les personnages et le style que je dois avouer que l'intrigue est un peu passée au second plan. Elle est bien là, présente et cohérente mais n'offre rien d'exceptionnel, à la limite du prétexte pour moi, j'ai suivi le rythme sans vraiment lui apporter une grande place dans la trame générale du tome. Pour le coup je ne pourrais pas vous en dire grand chose, elle est assez simple, presque évidente mais comme ce n'est pas l'élément essentiel du roman ce n'est pas choquant !

Plus que tout ce que j'ai apprécié c'est ce mélange des genres, cette combinaison improbable et pourtant si juste que nous offre Carriger de sa plume délicieusement moqueuse (et elle le sens de la formule croyez-moi !).
C'est essentiellement ce qui fait de cette lecture un coup de cœur : son côté improbable, je dirai presque un ovni du genre.

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Gail Carriger, Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1)

Merci à Livraddict et aux éditions du Livre de poche pour cette découverte !



mardi 22 mai 2012

Soil, tome 1

Il se passe des choses étranges dans la Ville de Soil, petite banlieue résidentielle d’ordinaire plutôt calme… La disparition soudaine d’une famille apparemment sans histoire va briser la tranquillité de la cité et semer le trouble dans l’esprit de Yokoi et Onoda, les deux détectives chargés d’éclaircir ce mystère. Ce qui de prime abord pourrait passer pour une enquête de routine va rapidement tourner à l’énigme mortelle pour les deux policiers. Car rien n’est vraiment ce qu’il semble être dans cetteville étrange… Les deux enquêteurs réussiront-ils à résoudre le mystère avant qu’il ne soit trop tard ? Un manga qui utilise et se réapproprie habilement les codes du thriller et du film d’horreur.

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu un manga et à l'époque où j'étais friande de ces lectures ce n'était pas vers ce genre là que je me tournais particulièrement.
Soil nous plonge au cœur d'une enquête plus que mystérieuse où le fantastique plane dans une ambiance de ville nouvelle particulière.

J'ai aimé l'intrigue de ce premier tome, le suspens et l'ambiance ressortent bien et on est vite piqué de curiosité quant aux tenants et aboutissants de ces étranges disparitions. A la fois introduction et départ de l'enquête on ne s'ennuie pourtant pas une seconde.

Là où je suis moins convaincue sur le trait et les personnages, en gros le style.
Le dessin en tout premier lieu est assez vulgaire, dur. Les personnages ont les traits déformés par des expressions tortueuses, dégoulinent de sueur... je n'ai pas adhéré, j'ai même trouvé ça souvent désagréable.
Au niveau des personnages ensuite, principalement à cause d'un certain décalage : nous sommes face à une ambiance et des lieux réalistes pour autant les deux enquêteurs sont caricaturaux à la façon manga (stéréotypes récurrents du policier gros lard et un peu crade et celui de la jeune femme maladroite et un peu stupide). Pour le coup j'ai vraiment ressenti cette fracture entre l'ambiance (somme toute assez pesante et mystérieuse) et les protagonistes un peu ridicules.

En résumé, si j'ai été séduite par le fond je n'ai pas été convaincue par la forme.
Le thème de la ville nouvelle en apparence ville parfaite mais où règne le secret est en soi séduisante, tout comme la touche de fantastique qu'on frôle, mais à mes yeux l'obstacle de la forme l'emporte sur la curiosité et je ne poursuivrai donc pas avec cette série.

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Atsuhi Kaneko, Soil, Tome 1 :

Merci à Vendredi Lecture pour cette lecture !

samedi 19 mai 2012

Dôme, Tome 2

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.
A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient.
Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Après un premier tome coup de cœur je n'ai pas résisté très longtemps avant de me jeter sur ce second et dernier tome, pressée d'avoir le fin mot de l'histoire.

Cette seconde partie est plus sombre que la précédente. La situation de crise et la main mise de Big Jim poussent les habitants dans leurs dernières extrémités et les crimes et atrocités se multiplient, on sent que le troupeau s'affole et que le berger corrompu perd de plus en plus les pédales, ivre de pouvoir... De quoi avoir des frissons !

D'un autre côté la résistance s'organise. J'ai aimé notamment la petite équipe de jeunes que Dale met à contribution et qui va avoir un rôle plus qu'important sur plusieurs points de l'intrigue.
Les chapitres découpés en point de vue sont organisés de manière intelligente pour ne pas dire malsaine :p King entretient la frustration du lecteur qui par ce mode de narration en sait plus que les personnages et doit malgré tout suivre leurs errements dues au manque d'information (on a parfois envie de leur crier "mais enfin c'est sous ton nez là !"). Ajoutons qu'il prend un malin plaisir aussi à réduire au silence ou à empêcher d'une manière ou d'une autre certains personnages de révéler ce qu'ils ont découvert !

Cette fin nous livre aussi le motif de ce phénomène, la part fantastique dévoilée à sa source. Je dois dire que je suis plus déçue... même si pour moi ce n'est pas finalement ce "dôme" qui est le plus important face à la situation qu'il engendre je m'attendais tout de même à être surprise et en fait pas vraiment.
Ce n'est pas que King cède à la facilité mais cette fin attendue est prévisible et peu originale... J'aurai aimé plus !

Au final ce que je retiendrais vraiment de ce Dôme ce n'est pas l'aspect fantastique et son explication, qui bien que parfaitement décrits et mis en scène, s'avèrent somme toute décevants. Tout ça n'est que prétexte pour placer un groupe de personnes dans une situation de contrainte propice à ce thriller social époustouflant et mené de main de maître.
Véritablement c'est l'humain, son comportement face à une situation critique et les jeux de pouvoirs qui font la force de ce récit et en prenant Dôme sous cet angle là j'ai adoré.

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Stephen King, Dôme, Tome 2

***De la même série***
Dôme : Tome 1

jeudi 17 mai 2012

Anita Blake T2

Savez-vous ce que c'est qu'une "chèvre blanche"? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux cents ans et des poussières, j'ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voire un buffle dans les cas désespérés... mais ça, non! Pas question... Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral. Que ces salauds vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. Qu'on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner! Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires...

J'ai finalement cédé et poursuivi avec Anita Blake malgré un premier tome peu convaincant...

J'ai préféré cette intrigue, c'est mieux construit et plus épais. On prend plaisir à vraiment découvrir Anita après le vernis superficiel du premier tome, on cerne bien son caractère.
On se penche également plus sur son métier de réanimatrice, son don, son historique avec la magie et sa façon de l'exploiter. Finalement je me suis surprise à apprécier cette héroïne que je trouvais un peu terne et caricaturale lors de ma première lecture.

On se penche également sur sa collaboration avec la police à travers une enquête plus que sanglante et j'ai apprécié ce milieu policier et les nouveaux personnages introduits.

Le supposé bellâtre du premier tome est quasiment aux abonnés absents dans ce tome, je ne dirai pas qu'il m'a manqué mais une pointe de mystère naît à son sujet développant la curiosité du lecteur. On attend d'en savoir plus !
On se penche un peu plus également sur la communauté surnaturelle dans son ensemble ; métamorphes, goules, sorcière vaudou... sont au rendez-vous, l'univers urban fantasy se diversifie et c'est agréable de ne pas se cantonner aux vampires.

Pour résumer j'ai trouvé ce tome bien différent et bien meilleur que le premier, Anita et l'univers de Hamilton prennent de l'ampleur et gagnent en intérêt. C'est loin d'être gentillet, souvent même assez glauque ; à ne pas mettre dans toutes les mains !
Je suis bien partie pour devenir encore accro à une saga !

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Lauren K. Hamilton, Anita Blake, tome 2 : Le Cadavre rieur

***De la même saga***
Anita Blake (Tome 1)


6/20

mardi 15 mai 2012

Night School

Tout l’univers d’Allie Sheridan menace de s’effondrer. Elle déteste son lycée. Son grand frère a fugué. Et elle vient de se faire arrêter par la police pour vandalisme. Une fois de plus. C’en est trop pour ses parents qui décident de l’envoyer loin de Londres et de ses mauvaises fréquentations, dans un internat perdu dans la campagne et au règlement quasi militaire. Avec son architecture gothique et son personnel en livrée, l’école privée Cimmeria semble tout droit sortie d’une autre époque. On y travaille dur. Ni les ordinateurs ni les téléphones portables n’y sont autorisés. L’établissement est fréquenté par un curieux mélange de surdoués, de rebelles et de fils de millionnaires. Mais, contre toute attente, Allie s’y plaît. Elle se fait des amis et rencontre Carter, un garçon solitaire et ténébreux, aussi fascinant que difficile à apprivoiser… Peu après son arrivée, cependant, des événements étranges commencent à se produire : Allie est attaquée dans le parc, des élèves inscrits à la très secrète et très fermée « Night School », dont les activités demeurent un mystère pour qui n’en fait pas partie, rentrent blessés de leurs activités. Pire, le soir du bal, une camarade est assassinée de façon horrible… Allie prend alors conscience qu’il se joue à Cimmeria des choses beaucoup plus obscures que ce qu’on veut bien lui révéler. Ses camarades, ses professeurs, et peut-être même ses parents, lui cachent d’inavouables secrets. Cernée par les mensonges et le danger, Allie devra rapidement choisir à qui se fier.

On plonge rapidement dans ce décor de Cimméria tout comme on est tout aussi rapidement pris par l'ambiance mystérieuse et l'intrigue de ce tome.

On a pourtant le droit à un schéma assez rôdé, celui de la petite nouvelle de l'école pas comme les autres, mais celui-ci s'avère vraiment prenant et bien mené.
J'ai déploré dans les premiers chapitres le trop rapide changement d'état d'esprit d'Allie ; elle passe de la jeune fille en rébellion à l'étudiante modèle en un quasi claquement de doigts... et même si ça s'explique mieux ensuite c'est tout de même mal amené selon moi.
Reste que c'est la seule vraie critique que je peux émettre sur le roman...

Pour le reste le personnage d'Allie est attachant ; intelligente, entêtée, déterminée ; on apprécie aussi bien ses forces que ses faiblesses qui sont bien dosées et en font un personnage réaliste. Elle a des côtés ado un peu agaçants (genre pamoison devant le beau gosse et le bad boy du lycée) mais ils ne sont pas non plus trop prononcés... de quoi en faire un personnage adolescent réaliste comme je le disais !

L'intrigue se met plus lentement en place et fait naître une ambiance où le mystère plane. Pour autant on ne s'ennuie pas, ce n'est pas lent non plus, les évènements s'enchaînent et attisent la curiosité du lecteur et de l'héroïne.
J'ai vraiment apprécié ce rythme, l'ambiance épaisse et réussie et le suspens qui en découle même si sur les derniers chapitres j'aurai aimé en savoir un peu plus que ce que l'auteur veut bien dévoiler (curiosité quand tu nous tiens !!)

Ce qui plus que tout est agréable avec ce roman c'est qu'on sort des genres habituels et lassants de ces derniers mois : dans Night School pas de vampires, pas de loup-garous, pas d'environnement dystopique ! Rien que pour çà ce roman vaut le détour et montre qu'on peut faire bien sans se plier à la vague commerciale du moment, une bonne bouffée d'air frais.

En résumé Night School s'annonce comme une saga jeunesse différente mais prenante qui place l'enquête, le mystère et le thème de la conspiration au centre de son intrigue. Sans être incontournable elle est à la hauteur de ces particularités et a le mérite de se démarquer dans ce tsunami de romans jeunesse / jeune adulte que l'on traverse depuis plusieurs mois.
Ce premier tome sert principalement de mise en place tout en fournissant déjà quelques grains à moudre au lecteur et laisse présager un second tome tout aussi prenant !

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C.J Daugherty, Night School

Merci à la Collection R (Robert Laffont) qui élargit encore son panel de publication avec un autre genre de roman, une collection qui s'annonce riche et pleine de surprise !

lundi 14 mai 2012

Les noces barbares

Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier. La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n'est pas l'arriéré qu'on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu'il adore et qu'il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l'en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver. S'enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d'une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c'est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.

Sur conseils de nombres de mes comparses, et ce malgré mes deux déceptions, j'ai réitéré avec Queffélec et ce roman plus connu que l'on m'a conseillé.

Grand mal m'en a pris, j'ai exécré ce roman comme rarement... C'est sombre, violent et je n'ai pas saisi le sens de tout ça. A quoi bon nous exposer ainsi la torture d'une femme, puis celui de l'enfant qu'elle rejette dans le détail et de manière presque chirurgicale, dénué de toute compassion ? J'ai tenu bon pourtant m'attendant à une finalité, quelque chose mais rien. Ludo malgré les sévices et négligences de sa mère, puis de ses éducateurs prend tout de même le bon chemin, tente de s'en sortir malgré ses failles mais Queffélec ne lui laisse pas une chance...

Je n'ai rien contre les romans sombres, contre les destins tragiques ou sans espoir. Pourtant cette longue énumération de sévices, violences, désamours envers cet enfant m'ont dégouté de cette lecture quand les appels d'affection et l'amour du fils restent désespérément sans réponse, sans même un impact ou une réaction m'ont alourdit la lecture.
La scène la plus violent est pourtant celle d'introduction avec le viol de la jeune Nicole, à la limite de l'insupportable mais je l'ai supporté comprenant bien qu'il avait une raison, qu'il allait justifier la suite du roman et l'expliquer en un sens.... J'aurai aimé pouvoir en dire autant de ce qui est infligé à l'enfant et par la même occasion au lecteur.

Je pense donc en avoir définitivement terminé avec Queffélec. Ce n'est vraiment pas un auteur pour moi.
Même si je reconnais son talent narratif, il le met au service d'un genre qui ne me touche pas, qui me rebute et qui offre un point de vue sur la vie qui ne m'apporte rien et que je trouve vain.

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Yann Queffélec, Les Noces barbares

***Du même auteur***
La puissance des corps
La dégustation

vendredi 11 mai 2012

Les bannis et les proscrits T2

Elena était une jeune fille de ferme. La voilà destinée à sauver son pays d’une force maléfique prête à tout détruire… ou à mourir d’avoir essayé.
Elle porte désormais la marque de la sor’cière dans la paume de sa main. Cette tâche écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable : un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Mais Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible…

Malgré un premier tome assez classique et peu prenant j'ai poursuivi avec cette saga fantasy qu'on m'avait chaudement recommandé au départ.

Ce second tome est vraiment plaisant. L'intrigue et les personnages prennent de l'ampleur et les nouveaux personnages introduits sont intéressants et originaux (je pense notamment à Sy'wen et au peuple meraï), les chapitres s'enchaînent et entremêle les points de vue pour finalement aboutir dans un final qui recoupe l'ensemble.

Les pages s'enchaînent donc vite, on apprend aussi à mieux apprécier Elena (qui murit vraiment et contrôle de mieux en mieux ses pouvoirs) tout comme son frère gagne en intérêt et qu'on suit avec curiosité les relations qui se lient au sein du groupe qui accompagne la sor'cière.
La "méchante" du tome m'a un peu déçue, en un sens elle est un peu décevante mais comme ce n'est au final qu'un "hors-d'oeuvre" et qu'on ne s'y attarde pas ce n'est pas un grand mal. Elle a toute fois le mérite de nous faire comprendre comment fonctionne le Seigneur Noir et son contrôle sur ses sbires...

En bref c'est vraiment mieux, la saga décolle et sort aussi un peu des carcans habituels dans lesquelles elle s'était cantonné au premier tome. Ça reste gentillet mais pas non plus de trop, les vrais combats s'amorcent alors que tous les partis prennent position et on déplore déjà une perte à la fin de ce tome (surprenante et bien triste d'ailleurs) tout comme Elena sort de l'enfance et entre brutalement dans l'ère adulte : responsabilités, pouvoir, choix et aussi désir sont au programme.
Finalement Clemens a plus de ressource que ce que je soupçonnais, et c'est tant mieux ! La suite au prochain tome.

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James Clemens, Les Bannis et les Proscrits, tome 2 : Les Foudres de la Sor'cière

***De la même saga***
Les bannis et les proscrits T1-Le feu de la Sor'ciere

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