Perdre une Plume

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mercredi 10 mars 2010

Les Contes Macabres

Bienvenue dans le monde terrifiant de Poe !
A travers sept nouvelles du maître de la peur traduites par Baudelaire (Bérénice, le Chat noir, L’ile de la Fée, Le Coeur Révélateur, La Chute de la Maison Usher, Le Portrait Ovale et Morella) Lacombe célèbre le bi-centenaire de l'auteur par ses talentueuses illustrations : un livre magnifiquement sombre...

Pas besoin d'ouvrir longtemps ce très beau livre pour déjà être sous le charme : la mise en page, le soin minutieux de la couverture et le sens du détail en font déjà un livre rare.

Ajoutez à cela quelques nouvelles à la fois sombres et géniales de Poe, illustrées de main de maître et vous aurez une idée du résultat. On plonge littéralement dans l'univers de Poe, un monde à la fois étrangement terrifiant et beau.



De ce que j'ai pu voir (mais je n'avais pas toujours d'autres versions de ces nouvelles sous le coude) le texte original traduit par Baudelaire (le premier grand fan français de Poe) a été conservé sous sa forme originale, aussi un petit lexique se trouve en fin d'ouvrage pour les lecteurs plus jeunes.
Selon moi, ce recueil de nouvelles illustrées s'adressent tout de même plus aux adultes et / ou aux accros de Poe puisqu'il s'agit d'un véritable hommage à sa plume et à sa créativité.

L'alliance Lacombe-Poe est juste parfaite, toutes les pages sont décorées ou illustrées et mettent en relief la prose de Poe. Un mariage qui crée du fabuleux !

Les images parleront plus que les mots, en voici un bref aperçu :



En bonus on trouve à la fin du livre "Poe, sa vie ses oeuvres" publié au XIXème par Charles Baudelaire ainsi que les biographies des trois talents mêlés : Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe et Benjamin Lacombe.

Un album sombre mais éblouissant, véritable coup de coeur dont je ne regrette pas d'avoir bataillé pour l'obtenir. On aimerait plus de beaux livres hommages comme celui-là dans nos bibliothèques !



Edgar Allan Poe, Les contes macabres, illustrations de Benjamin Lacombe


mardi 9 mars 2010

S'il fallait en rire...

Après trois jours de semi-coma migraineux à essayer de boire le moins possible juste pour ne pas avoir à se lever et faire 3 mètres s'en soulager.

Après trois jours sous cocktail : triptan pour essayer de lutter, herbe pour pouvoir dormir (oui vous avez bien lu) et anti-inflammatoires au petit bonheur la chance...

Après trois jours de langue collée au palais, une nuque en béton armé, une gorge serrée, du mal à avaler, juste envie de pleurer si seulement ce n'était pas pire de se laisser aller, des engourdissements flippants, des suées et puis non finalement des sueurs froides, des nausées mais rien à gerber.

Après trois jours dans le noir, à ne même pas supporter le bruit de son propre coeur. Trois jours et trois nuits à vouloir que çà s'arrête, les battements de coeur aussi, rien à foutre... et merde vouloir juste du noir, du vide et l'oubli. L'oubli de soi, de la douleur et de son corps qui hurle si fort, toutes sirènes dehors mais qui ne résonnent nul part, une alarme pour rien.

Après trois jours et la gueule en vrac, les jambes qui portent à peine, la bouche sèche et un corps juste fatigué, j'arrive encore à en rire.

Parce qu'après tout il ne reste plus qu'à en rire des gueules enfarinées en blouse blanche, qui doivent avoir pris médecine seconde langue et qui te serinent que tout çà c'est dans ta tête ! Des petites pilules magiques et on parle plus, tu n'auras même plus envie de te plaindre de toute façon !

Mais plus envie de rire non plus...

Alors je rie, oui je rie. Mais ma douleur et moi, que vous croyiez la comprendre ou pas, on vous surplombe, on vous écrase dans votre ignorance répugnante, on en a marre de jouer les rats de laboratoire pour vos curiosités malsaines et vos théories pas établies. On vous emmerde du haut de notre souffrance pour votre compatissance feinte, votre incrédulité ou votre incompréhension, on a juste rien à foutre de vos états d'âme de médecin à la bien-pensance bien mal acquise !

Alors à défaut d'autre chose, laissez moi en rire.

jeudi 4 mars 2010

Manger de saison : Mars

Le soleil fait ses premières percées mais le temps reste au froid tout de même.

Un mois qui annonce le printemps mais qui laisse nos assiettes encore un peu ternes...

Fruits : citron niçois, kiwi, noix, orange, pomme
Légumes : betterave, carotte, céleri-rave, endive, navet, panais, poireau, potiron, salsifis, topinambour
Salades : laitue, mâche, oseille
Champignons : morille
Aromates : échalote, oignon

Pas de grand changement avec février donc mais patience, çà vient çà vient ! (et puis la mâche c'est bon, on peut bien en manger deux mois non ?)

Source : Ecobo

mercredi 3 mars 2010

Les enfants de l'empereur

3 amis d'université : Julius, Marina et Danielle, désormais trentenaires new-yorkais tentent tant bien que mal de trouver leurs voies d'adultes.
Le manque est omniprésent, que ce soit celui laissé par la vie sentimentale, professionnelle ou la réalisation de soi. S'affranchir de la première jeunesse, de ses illusions et de ses espoirs pour avancer et être heureux.
En cette année 2001, le trio affronte le changement et se soutient, parfois se déchire, face aux interrogations et aux choix de chacun...

Ce roman est un sacré pavé, qui démarre très lentement et qu'on suit finalement comme un vieil ami.
Ce départ tout en longueur permet de nous rapprocher des trois personnages principaux et de nous familiariser avec leurs vies, leurs entourages et de ne plus se sentir étranger à la narration.

Claire Messud, que je découvre à cette occasion, a une écriture à la fois légère et évocatrice. Aucune lourdeur ou longueur au fil de ces quelques 700 pages !

Cependant (il y a toujours un mais avec moi en ce moment vous avez remarqué ?), même si la lecture est agréable en soi quelques éléments de fond m'ont laissé pantoise.
En premier lieu, l'intrusion de Bootie (le neveu indésirable) dont j'ai bien saisi le rôle au niveau narratif et aussi pour la structure d'ensemble, m'est resté complètement étranger. Je n'ai pas saisi son intérêt, ses motivations et sa psychologie...
Egalement au niveau du dénouement et de son lien avec le 11 septembre ; je ne suis pas sûre que les retournements de situation résultent d'un choc lié à cette date. Bien sûr il y a un avant et un après 09/11 mais pour autant la logique même des personnages nécessitait un revirement. Plutôt qu'un catalyseur, J'y vois plutôt un prétexte (cela dit un prétexte parfaitement intégré dans le récit et assez cohérent, sauf peut être dans le cas de Danielle où on frôle le too much à mon sens...)

Avec pour valeur ajoutée tout de même, le personnage de l'écrivain (et père de Marina) qui, bien que complexe, joue un rôle central et qu'on suit avec plaisir à travers les yeux de chacun.

Un roman épais et assez lent, qui se veut dans la description. Celle des difficultés de l'affirmation de soi dans une société moderne assez individualiste et aussi des désillusions et démystifications liées à l'entrée dans l'âge adulte. Le tout sur fond d'amitié, de complicité et de liens familiaux qui au fond, même si elles nous entravent parfois, restent les seules valeurs qui nous soutiennent et nous empêchent de chavirer !



Claire Messud, Les enfants de l'empereur

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix littéraire des blogueurs 2010. Ma note secrète a été transmise à George Sand.
Les avis des autres membres du jury ICI


6/10

mardi 2 mars 2010

Epic fail

Hier, grande résolution : marre de me ruiner tous les midis dans mon quartier et manger n'importe quoi, marre aussi des plats préparés de fin de mois...

J'ai donc fait le grand pas et j'ai acheté çà :

Un bento tout beau (chez Komikku) pour me motiver à me faire à manger. J'ai donc préparé hier soir mon premier beau bento de bureau avec amour et je suis assez fière du résultat :)

Et là c'est le drame, mon chef qui débarque : allez je t'invite au resto...

Y'a quelqu'un qui m'en veut -_-'

lundi 1 mars 2010

Lecture et Préjugés #2

Du lourd, du très lourd ce mois-ci, je ne vous épargne rien !
Auteur : Guillaume MUSSO
Titre : Et après...
Format : Poche, 357 pages
Propriétaire initial : Plume

Ce que dit le 4ème de couverture :
"A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente".
Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé.
Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.
Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la "petite fille du lac", Mallory, sa femme qu'il a passionnément aimée, puis qui l'a quitté, et qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui il connaît le réussite, la notoriété et la prospérité.
Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu."


Pourquoi je n'ai pas aimé ce livre :
Il est facile d'instiller une dose de fantastique pour donner un peu de vie à un roman terne et sans style.
Je faisais déjà ce reproche à Marc Lévy, raison pour laquelle je n'ai pas lu le reste de ses romans.
Il me semble que Musso entre aussi dans ce schéma et utilise le même modèle pour faire vivre cette histoire. Le reste est peu travaillé et rien ne nous est épargné : personnage mal dégrossi, mièvrerie et sentimentalisme à outrance... Peut-être de quoi faire un bon feuilleton en deux épisodes sentimentales pour M6 mais certainement pas un bon roman !

Pour participer et recevoir le livre, consulter le règlement du jeu ( "recevoir un livre"). N'oubliez pas d'indiquer un mail valide dans le champ adéquat !

Vous avez jusqu'au  vendredi 05 mars au soir pour me convaincre que ce livre est pour vous. Bonne chance à toutes et à tous !

dimanche 28 février 2010

Pink Floyd

Le groupe mythique a suscité nombres de critiques, admirations, interprétations et légendes au cours des années.
Un français s'attèle ici à la tâche difficile de retracer l'histoire du groupe aussi bien au niveau de ses membres que de son parcours et de ses créations. Une vision que se veut documentée et au plus près de la vérité de ce qui a produit un des plus fort engouement musical rock de ces dernières décennies.

Pink Floyd est pour moi une histoire d'enfance. Une histoire familiale.
Et bien que leur musique résonne encore dans mes oreilles à leur simple évocation, je connaissais bien peu leur parcours.

La première partie du livre "biographie" retrace la formation du groupe à travers un bref historique de la vie de chacun des membres et permet de saisir les différentes influences musicales et sociales qui vont marquer leur démarche créative. Aussi leurs premières années et succès en passant par la séparation d'avec Syd Barret et jusqu'aux dernières collaborations.
La seconde quant à elle propose une analyse album par album assez exhaustive et également un suivi détaillé des albums et carrières solos des membres.

J'ai trouvé ce livre à la fois instructif et décevant.
J'ai beaucoup apprécié la découverte des origines et la biographie du groupe malgré quelques répétitions mais j'aurai aimé (et je m'attendais) à ce que cette partie soit un peu plus illustrée par des photographies du groupe, des concerts etc... Quand on connaît l'importance que peut avoir le côté graphique chez Pink Floyd ces images manquent et auraient vraiment apporté quelque chose !
De plus on nous annonçait avoir une vision du groupe au travers des yeux et commentaires extérieurs, et dans les faits on a beaucoup de retranscriptions de diverses interviews des membres mais peu de leur entourage.
D'un autre côté, la seconde partie est inégale. La part traitant des albums du groupe est vraiment intéressante et vous donne très envie de lire en écoutant les dits-albums (ce que j'ai fait pour certains d'ailleurs) mais celle concernant les carrières solos m'a vraiment laissé de marbre...

Pour conclure un livre instructif pour les fans semi-pro n'étant que peu documentés sur le groupe. Vous ne trouverez que peu de photographies, illustrations et infos inédites mais un très bon condensé biographique des membres et du groupe.
Un décryptage album par album original et intéressant.
Le blog associé, censé vous apportez des infos supplémentaires, n'a de blog que le nom... Dommage l'idée était sympa.



Jean Michel Ouillon, Pink Floyd : Magiciens, alchimistes et milliardaires

Une nouvelle fois merci à Babelio pour leur initiative



vendredi 26 février 2010

Amazon et moi

De longue date j'ai toujours été satisfaite par les services Amazon en ce qui concerne les achats de livres.

Leur catalogue est assez fourni, notamment pour les versions originales, leurs tarifs (neufs) dans la norme voir un peu en dessous du prix éditeur parfois, et leurs délais de livraison sont exemplaires.

Aussi, quand la question d'un partenariat Perdre Une Plume / libraire s'est profilée, en ligne je ne me suis pas posée la question du qui.

Bien que certains préfèrent fnac.com, qui est aussi une valeur sûre, Amazon a eu ma faveur par son choix de livres plus larges et surtout les délais de livraison pour lesquels la fnac est loin d'être championne !

Tout çà pour vous dire que ?

Comme vous l'avez certainement remarqué, mes présentations de livre contiennent toujours un lien vers le produit chez Amazon en fin d'article (à côté de l'auteur, sous la forme du titre). J'ai opté pour quelque chose de discret et de non agressif, je n'ai pas vocation à être ou devenir un site publicitaire ou qui génère des revenus substantiels. Mais je vous dois quand même l'explication pour être honnête dans ma démarche.

Les achats effectués via ces liens (ou via le widget avec mes coups de coeur récents) m'octroient un petit pourcentage (assez ridicule je le concède) qui m'est reversé sous forme de chèque cadeau Amazon (c'est mon choix je ne souhaite pas de rémunération sur vos dépenses !) qui me permettent d'acquérir et de vous critiquer d'autres ouvrages.

Aussi, je sais que quelques-un(e)s d'entre vous me font confiance sur certains avis au point de passer commande depuis mes liens et je tenais à leur exprimer mes remerciements.
En premier lieu, parce que cette confiance me touche :) , en second parce que grâce à vous je peux recevoir et économiser sur des livres que je peux mettre ensuite en jeu avec plaisir ! 

Une nouvelle fois merci donc !

(Je précise que je ne sais pas qui est le destinataire d'une commande, Amazon garantie votre anonymat)

jeudi 25 février 2010

Les Aux' T3 : Le jour des damnés

Zven est en vacances prolongées ; sur la planète mère du système de l'Alliance il est censé se reposer chez un couple d'amis, les parents d'Aptitude.
Censé parce que comme à son habitude notre héros attire les ennuis encore plus que les femmes. Entre défense de sa jeune protégée, excursion meurtrière à Farlight, un coup d'état, une rébellion, un otage, une exécution et une bataille rangée : les vacances ne seront pas de tout repos...

J'étais assez impatiente de retrouver Zven et de découvrir la suite de ses aventures, non toutefois sans appréhension après la petit déception du tome 2.

Il s'avère que c'était une nouvelle fois justifié !
Certes le style de narration est toujours très accrocheur, on a le droit à quelques répliques cultes et à quelques scènes d'une violence quasi jouissive, mais les problèmes de construction et de structure du récit qui entachaient le tome 2 sont encore accentués ici.

Pour le coup le lecteur est un peu perdu. Il a beau avoir sous les yeux un héros inchangé et toujours aussi charismatique, il peine à savoir de quoi il retourne au niveau de l'intrigue et à suivre le déroulement. On a un peu l'impression par moment (surtout en début et fin de récit) de voir se succéder des scènes de bastons sans vraiment en voir le sens (On tape sur qui ? et pourquoi ?).
Petite déception également du à l'absence des fameux Aux pendant un bon tiers du roman.

Le tout reste de la SF qui se démarque particulièrement des classiques du genre, et ce héros si atypique mériterait des intrigues dignes de ce nom.
Il faudrait veiller à ne pas trop continuer de compter sur le charme créé par la forme et par Sven pour le suivant Monsieur Gunn et travailler un peu le fond !



David Gunn, Les Aux', Tome 3 : Le Jour des Damnés

mardi 23 février 2010

Les Amants Papillons

Un conte façon drame japonais, le récit d'un amour contrarié entre deux jeunes gens romantiques et passionnés. Une très ancienne légende chinoise remis au goût du jour et sublimement illustré par Benjamin Lacombe.

Un album juste MAGNIFIQUE, très grand format et dont les illustrations mériteraient d'être encadrées !

L'histoire en soi n'est pas ce qu'on fait de plus originale, et la fin pourrait même heurter la sensibilité des plus jeunes (les asiatiques ont un sens du drame et de la tragédie bien différent alors qu'en Europe on l'occulte complètement auprès des enfants), mais qui peut avoir le mérite de dé-dramatiser la mort à un moment où les enfants se posent la question.


Amants papilons 2


À lire par un adulte et avec explications selon moi, même si la poésie du texte et la grande douceur des illustrations lissent déjà bien le fond (entendez par là qu'il n'y rien de sombre ou de glauque bien au contraire).
Un petit lexique en fin de lecture permet même de comprendre ou d'expliquer les quelques termes japonais utilisés.

Un seul regret pour ma part c'est qu'on ne se lasse pas de tant de beauté et que la dernière page arrive bien trop vite ! Un texte un peu plus étoffé n'aurait pas nui à l'ensemble.



Un livre splendide et poétique qui ravira toute la famille, et qui hisse l'album au rang d'oeuvre artistique à part entière !



Benjamin Lacombe, Les Amants Papillons

(Il expose régulièrement, rdv sur son blog)

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